jeudi 15 décembre 2016

1 minute chronique #11 - The Cardboard Swords




Novembre 2015
countyourluckystars records

Sans conteste et jusqu'à nouvel ordre, l´album Goodness de The Hotelier est dans mon top 1 de l'année civile 2016. Et de loin. Ca me surprend aussi, c'est sur, mais bon je fais avec et je me dois d'assumer.

Pourtant, il y a des concurrents, dont certains très sérieux. Comme The Cardboard Swords, qui ont su me séduire avec un nom de groupe génial (oui, c'est un argument comme un autre), mais aussi en vrai avec ce mélange d'Emo et de pop-punk, pas trop plaintif,  pas trop violent mais surtout pas trop chiant non plus. Franchement, il va m'être difficile de trouver des arguments pour dire que la ressemblance avec le dernier The Hotelier n'est pas "si grande que cela", j'avoue, et ce dès les premières secondes de "(S)he Said" on va s'en rendre compte. Mais je vais essayer.

En résumé donc, beaucoup de choses similaires. Les riffs mélancoliques, le chant parlé, la touche vraiment Emo, c'est vrai qu'on s'y croirait. Pourtant, l'album sonne plus brut, moins réfléchi, plus direct. Et c'est ce qui fait sa singularité je pense. Les paroles sont plus simples, les structures mélodiques surement beaucoup plus basiques, et c'est ça qui m'attire en fin de compte. L'ambiance générale est assez calme, sobre, et accompagnera parfaitement vos apéros d'hiver. Mais surtout, ca reste à la fois intime ("Flannel") et entraînant ("Brian's Song", LE tube de cet album), bizarre à dire. Ca me fait penser en vrac à American Football (première époque), à Tiny Moving Parts enlevé de sa folie, ou même aux chansons les plus mélancoliques de Sport. Bizarre j'te dis, mais mes références le sont.

En tout cas,tout se mélange donne une très bonne surprise, qui a eu tendance à passer un peu entre les gouttes pour n'entrer ni dans la catégorie "trop d'Emo", ni dans la catégorie "Trop de pop".  Tranquille pour terminer 2016.









vendredi 25 novembre 2016

Talk Show Host - Perfectly Competent




En ce moment à l'évidence c'est l'automne, qui coincide souvent avec une période de l'année où on fait pas grand chose et où l'on est un peu dans le dur. Les articles de presse "santé" les plus avertis ont mis un nom sur tout ce phénomène, la "dépression saisonière", ou un peu plus rigolo à dire le TAF (Trouble AFfectif saisionier) [oui j'ai étudié la chose avant d'écrire cet article, et pas que sur Doctissimo]. En deux mots: t'as envie de rien branler, t'as besoin d'affection et c'est le blues. Soit disant, c'est à cause du manque de luminosité, mais j'y crois moyen. Faut dire que cette année, entre le blues des élections Américaines (et des nôtres), le blues qui te saisit quand tu écoutes les informations, et le blues du reste éventuel, le taux de luminosité semble passer au second plan. Un bon coup de TAF. 

Tout ca pour dire qu'il faut se remonter, ce qui pour ma part rime avec punk-rauque. Alors j'ai ressorti The Ship Thieves, The Menzingers (oui, y'a mieux pour éviter la mélancolie je te l'accorde), The Loved Ones, The Gaslight Anthem et le reste. Mais j'ai quand même besoin de nouveau, de frais, et ca tombe bien parce que j'ai recu un mail pour me parler d'un nouveau groupe du Canada, dans lequel se trouve un Auvergnat exilé (y'en a qui réussisent). Alors je l'ai recu il y a quelques temps, mais le blues saisonnier ne m'avait pas encore saisi (et j'étais pas mal occupé) donc je n'y ai prêté qu'une attention modérée. Toutes mes excuses. Il est temps de réparer l'erreur, parce que cet EP vaut le détour.

Cet EP, c'est "Perfectly Competent", celui de Talk Show Host, Toronto, Canada, Monde. Du punk-rock plutôt gentil, plutôt gai, qui devrait nous redonner le sourire. Sur les 4 titres de cet EP, on retrouve vraiment des chansons de punk-rock indie assez efficaces, qui, sans réinventer la roue, passent impeccable dans mes oreilles pleines de TAF. Ca me fait penser un peu aux groupes que j'ai cité plus haut, mais j'y trouve particulièrement un faux air the The Lawrence Arms (récent) musicalement, dans "Lost And Found" ou "108" par exemple. Mes deux chansons préférées d'ailleurs (Lost And Found en #1). On est dans cette veine, même si la voix est plus claire, le tout plus lisse, plus pop si on veut. Un autre exemple? Allez, le dernier Banner Pilot (c'était facile). Plus pop, ca veut dire qu'on peut trouver aussi des liens avec les albums récents de Bob Mould, ou Weezer, par exemple, ce qui n'est pas pour me déplaire ("Franklin").

Bon, à dire totalement vrai il en faudra un peu plus pour éliminer de manière durable le TAF, mais l'aide est appréciable. La musique est à mettre dans la catégorie "pop punk-rauque classique - sans trop de surprises" mais encore faut-il avoir les compétences de bien le faire, si c'est l'ambition (une ambition que j'approuve parfaitement). C'est le cas de Talk Show Host, je suis quand même curieux d'attendre ce qu'ils vont nous faire, pour que notre cerveau danse frénétiquement, en oubliant pour un temps le blues ambiant. C'était pas le but?














jeudi 17 novembre 2016

Folk In My Days #4 - Travis is a tourist





L'autre jour, je suis allé voir un concert de Benjamin Lefwitch Francis, dans ce qui pouvait ressembler à un amphithéâtre, par exemple celui où j'avais mes cours d'analyse numérique en première année d'école d'ingénieur. Ambiance aseptisée donc, en particulier pour un concert folk qui pouvait se dire intimiste. Heureusement qu'on pouvait boire un peu de vin dans la salle, un vin sans bien plus de goût que la déco, mais du vin quand même. Bref. J'étais donc assis, prêt pour le cours, à réfléchir sur le fait qu'aller à des concerts tout seul c'est bien un peu la lose (mais vous deviez en savoir plus d'ici peu), à regarder le vin tournoyer dans mon verre. Puis les lumières se sont éteintes. Un mec est apparu, seul avec sa guitare, paraissant presque intimidé du silence qui régnait dans la salle. Un silence de plomb à vrai dire.

Ce gars, c´est Travis Is A Tourist, qui ouvrait la soirée. Et, sans pouvoir vraiment décrire ce qui s´est passé, j´ai été subjugué par ce que j´ai vu et entendu. Un homme, une guitare, et des chansons. Pas d'effets, et par moment même pas de micro. Et puis, entre chaque chanson, un petite goulée de whisky, et un mot pour détendre un peu l'ambiance. Justement, cette ambiance était presque irréelle. Personne ne bouge une oreille, et le niveau de bruit est plus élevé le dimanche à la messe. Mais il en faut plus a Travis pour être déstabilisé. Des petites blagues bien placées entre les chansons, et surtout une voix parfaite pendant. 

Alors après cette expérience, difficile de retrouver les mêmes sensations sur disque. Pourtant en écoutant les premières notes de "Shaking", j'ai des frissons qui reviennent. Alors oui, l'instrumentation est beaucoup plus fournie, oui le côté nu de ce que j'ai vu en concert s'est évaporé, mais les émotions sont restées. 

J’espère t’avoir donné envie, peut-être d’une manière différente, d’écouter ses chansons. Si tu as une minute, écoutes cette folk-pop intimiste sur bandcamp, en plus le téléchargement est à prix libre. 

En résumé: j'écoute aussi (et souvent d'ailleurs) de la musique chez moi parce qu'elle me rappelle un moment, un sentiment, et des émotions que j'ai eu dans le passé. C’est à peu près ce que je voulais partager aujourd’hui.  


jeudi 3 novembre 2016

La playlist de: vous avez dit Hardcore Moderne? PART I



NB: au lieu de parler d'une manière individuelle de tous ces jolis disques que j'ai écouté récemment, j'ai compilé tout ca dans une petite playlist. 


Le hardcore moderne, ca veut tout dire et rien dire. Malgré tout, conformons-nous au vocabulaire usuellement utilisé dans ce blog et parlons un peu plus en détails de ce genre en plein boom, avec pas mal de bons disques sortis récemment. J'aurais pu en ajouter d'autres, mais je suis encore en train de les écouter (comme quoi j'écoute vraiment les disques, même si c'est assez étonnant je le concède). Il y aura donc surement une seconde partie.

Terrible Love - False Flag


Commençons par une référence histoire de poser des bases. Bon, j'avoue, une chronique sur un seul titre, c'est un peu inédit. Mais quel titre! Ce "False Flag" je l'ai écouté 10 fois en quelques jours. Puis j'ai arrêté. Puis je l'ai réécouté encore 10 fois. C'est une combinaison quasi-parfaite pour Terrible Love, de Londres, dont le premier EP m'avait déjà mis sur les fesses (ici). Des gros riffs, un son monstrueux, une voix acérée, c'est ce que j'attends. Alors tant pis si y'a qu'un titre, l'illustration marche aussi. En tout cas, je prends ça comme la référence du moment.



Departures - Death Touches Us, From The Moment We Begin To Love




Dans une direction un peu différente, on peut aussi fleurter avec le Hardcore mélodique sans tomber dans la marmite plaintive et moshs-parts clichés (ce qui rend cette musique bien moins intéressante).
Cet équilibre, Departures l'a trouvé avec son nouvel album Death Touches Us, From The Moment We Begin To Love. Eux, ils viennent plutôt du punk-hardcore qui a toujours été un peu mélodique, mais qui savait rester rugueux, Leur nouvel album aurait pu les faire tomber dans la catégorie des groupes trop plaintifs (pour moi), surtout avec cette voix devenue ultra écorchée posée sur des riffs carrément plus émotionnels. J'ai eu presque un peu de mal au début d'ailleurs. Je préfère leur split avec Moose Blood, ou leur album d'avant, Teenage Haze, un peu plus frontal. Enfin quand même, il est cool.


Somber Rites - S/T



Y'a pas que les grosses pointures du hardcore moderne qui m'enchantent en ce moment. Non non, il y a aussi des nouveaux venus, comme Somber Rites, de Lisbone, au Portugal. Dans la musique, on est quand même très proche de Defeater ("Bystanders", "Rough Roads"), mais on peut aussi penser un peu à Modern Life Is War dans des athmosphères plus lentes, ou des groupes plus punk-hardcore (ChampionHave Heart?). Franchement, ce mélange est assez excitant, d'autant que le résultat vaut carrément l'écoute. "Rough Roads" en est un bon exemple, avec une batterie cassante et des rythmes haletants, des passages plus ambiants et des choeurs épiques sur la fin. Il me manque quand même un petit quelque chose pour que ca me mette par terre. Un côté plus sauvage surement, plus brutal je crois. Mais ca arrivera peut-être avec la suite, en tout cas je l'espère.


Past - Cliffhanger



Un peu plus rentre-dedans? Un peu plus produit? Et Francais? Pas de soucis. Vous allez m'écouter Past alors, de Bordeaux. Une bombe de hardcore moderne, qui me fait vraiment penser au dernier Frameworks si vous voyez ce que je veux dire (ici), enfin du moins pour les chansons que je préfère. Le son est mortel, les compos vraiment intéressantes. En fait quand j'écoute ("Spring" par exemple), je sens une violence plutôt contenue, dans les guitares du moins. Mais elle contraste vraiment avec la batterie, qui te vibre dans l'oreille sur chaque coup, ce qui ajoute un impact terrible à l'ensemble. Et puis avec cette voix criée, cinglante, urgente qui ressort du tout, je suis bluffé. L'album alterne entre du gros hardcore lourd ("Spring", "Doormat") et des chasons un peu plus lancinants, moins directes, dans une veine plus Touche Amore ou Pianos Become the Teeth, si on omet le son toujours au taquet. Le travail parait vraiment lêché et que l'évolution avec leur EP se fait vraiment sentir. C'est du tout tout bon.




lundi 17 octobre 2016

1 minute chronique #10: Raincheck - true love




Tu ne le sais pas encore, mais Raincheck, ce sont tes nouveaux meilleurs copains. Ouais d'accord, mais des meilleurs copains, c'est quoi? Pas compliqué. Ce sont des gens que tu connais depuis un certain temps, que tu apprécies, et avec qui t'aimes bien te retrouver souvent. Tu cherches pas chaque jour des nouveaux meilleurs copains, t'en as déjà. Bon ils sont pas parfaits, ils ont des défauts, mais tu leur pardonnes. Vous avez ensemble un certain vocabulaire, des blagues récurrentes, des trucs qui vous sont propres en fait. Et surtout, tu t'en lasses pas vraiment, même si vous vous voyez depuis des années. On est plus ou moins d'accord sur la définition? Bon.

Eh bien dans mon cas, Raincheck colle bien à cette définition de meilleurs copains. Leur punk-rock est de celui que j'ai déjà entendu plein de fois, mais avec lequel je me sens à l'aise d'entrée. Le genre que j'aime bien écouter souvent, qui me rappelle No Guts No Glory, Twisted Minds, The Traders ou plein d'autres groupes copains comme eux. Le genre de musique dont je ne cherche pas de nouveauté chaque jour, car j'en ai plein à écouter, mais dont j'ai toujours plaisir à écouter du neuf. Alors oui, on peut surement reprocher que le genre est vu et revu, mais ca empêche pas que ça soit cool. Parce qu'on parle le même language, on aime le même punk-rock teinté de hardcore, simple, efficace. Mais surtout on ne veut vraiment pas facilement s'en lasser. Du punk-rock des copains quoi.


mercredi 5 octobre 2016

Against Me! - Shape Shift With Me



Total Treble Music - Septembre 2016


Contrairement à beaucoup de mes copains, je ne suis pas vraiment un spécialiste de la discographie d'Against Me! Bien sur j'ai écouté les albums, j'aime encore beaucoup le faire, mais ne comptez pas sur moi pour reconnaître instantanément toutes les chansons et leur place dans tel ou tel album. Comme certains aussi, j'avais un peu décroché après New Wave, qui rendait le groupe certainement plus banal, moins leader dans cette fameuse scène punk-rock de Gainesville. Enfin bon, des histoires comme on en écoute beaucoup et je vais pas trop jouer le spécialiste aigri. Je ne suis pas spécialiste pour un sou, aigri par contre c'est bien possible, mais ca ne suffira certainement pas.

Et puis, Transgender Dysphoria Blues m'avait agréablement surpris. Plus efficace, qui retrouve une certaine singularité. Un retour aux racines, assez aceptisé s'il en est c'est vrai, mais quand même perceptible. Confirmation avec l'album live 23 Live Sex Acts qui garde presque que le bon. Combiné avec l'energie et la mise en place parfaite du concert, c'est tout de suite différent. Bref, j'avais assez envie de voir comment sonnait se Shape Shift With Me. 

Mais l'mpression est mitigée. J'alterne vraiment, entre titres qui m'entrent dans le crane direct, et d'autres qui me passent complètement au-dessus de la tête. Des fois c'est bien. "333" est dans la lignée parfaite des bons tubes de Transgender Dysphoria Blues pour moi, avec une ligne de chant bien solide, et une rythmique basique mais bien reconnaissable tu vois. Efficacité maximale, choeurs à hurler sur le refrain, c'est carton plein. "Rebecca" aussi est plutôt cool dans le nouveau style du groupe par exemple. Tu peux te dire "Tiens ca c'est Against Me!". Mais globalement, c'est un peu chercher à sauver les meubles. Parce que des fois c'est moins bien. "Crash" par exemple est plate comme l'horizon autour d'Eindhoven, et croyez moi y'a pas une colline à moins de 50 km. Je pourrais donner d'autres exemples, mais le noeud du problème n'est pas tant là.

Le noeud, il est plutôt ici: la plupart du temps, je trouve cet album sans grande surprise. Oui, quand j'écoute "12:03" je dodeline de la tête. Oui certains titres sont super, mais c'est loin d'être égalitaire sur tout le disque. Je l'aime bien c'est sur, je pourrais le classer dans la hiérarchie des albums d'Against Me! que je préfère si je voulais, surement quelque part entre Transgender Dysphoria Blues et New Wave, je sais pas trop. Cela le placerait au milieu. Ni super, ni en-dessous quoi, ca me semble bien. Et c'est à ce point précis que je veux en venir.

Est ce que, d'une manière générale, on est pas lassé de ce genre d'albums? Je veux dire, pas celui-là en particulier, mais ce genre d'album d'un groupe qui en a déjà sorti plein, des bons et des moins bons, certains qu'on a écouté 100 fois, certains autres seulement 5 (et je suis gentil). On sait qu'on va avoir envie d'écouter le nouveau mais on ne s'attend pas vraiment à sauter au plafond, au final. On a l'oreille plus critique aussi, surement. C'est très difficile d'être emporté par ce genre d'album, et d'ailleurs un grand bravo aux groupes qui arrivent à le faire. Enfin je parle pour moi, te sens pas trop visé par mon élan de généralité.

Là, je ne sais pas trop. Bien sur je suis toujours Against Me! J'ai envie d'aller les voir en concert en Décembre, d'écouter encore ce nouvel album, d'en discuter un peu avec mes copains. Mais cette discussion ne vas pas s'éterniser je crois. Against Me! est au milieu du curseur dans ma tête, et risque d'y rester encore pour cette fois-ci (même si j'espère toujours me planter).

Toute cette chronique pour dire qu'au final on a pas trop d'avis, c'est un peu long désolé.










lundi 5 septembre 2016

Frameworks - Smother




Deathwish - Juin 2016


OUCH.


Ah autant prévenir d'entrée, dans cette chronique je suis bon pour utiliser la fine fleur des champs lexicaux portés sur la violence physique, les démonstration d'énervement, ou les choses mauvaises qu'on veut faire subir à des gens vraiment pas sympas. J'espère que vous êtes au point sur le sujet. Car Frameworks vient de sortir une bombe de hardcore moderne avec ce nouvel album, Smother. Alors pour résumer, cet album (au choix) c'est un coup de poing dans la gueule, une grosse envie d'hurler les paroles, et une belle branlée. Voilà pour le contexte. Vous en conviendrez, je peux pas dire mieux.


Rien qu'à entendre le titre qui ouvre cet album, The Fear of Missing Out, j'ai été complètement par terre. Car déjà, le son est parfait, l'équilibre entre les guitares aggressives, la basse qui te souffle dans la nuque, la batterie qui te cours derrière et le chant qui n'en finit pas de te hêler, si j'étais toi je prendrais mes jambes à mon cou. Enfin, de toute manière, Frameworks va te rattraper et tu vas passer un sale quart d'heure. L'urgence justement, c'est l'une des caractéristiques principales de cet album. Et sur ce point, que les chansons soient plus rapides, plus saccadées ou plus lentes, mon impression reste la même, celle d'être en permanence menacé, poursuivi. Je me cache dans un coin le temps de trouver un second souffle.


Pour le reste quand même, maintenant que je peux reprendre mes esprits, je vois la musique de Frameworks comme plutôt entre-deux sur pas mal de points. Pas sur la qualité tu vois, ca c'est le top du top (copyright à mon papa), mais plutôt dans la musique et les intentions. Du hardcore ni trop rapide, ni trop lent. Assez mélodique, mais aussi très direct par moment. Criard, mais sans le côté trop plaintif de certains groupes de hardcore Emo. Tu vois, sur ces échelles on est plutôt proche du milieu. Ni vraiment Modern Life is War, ni vraiment Pianos Becomes the Teeth en somme, mais un peu des deux. C'est sur qu'on est plus proche du second ("Pelicular People", "Tangled") dans les intentions. Mais "Song of Myself" par exemple sonne comme un bon compromis si je veux illustrer mieux ce propos.


Voilà, il me reste plus qu'à m'agenouiller, reconnaître la défaite, et laisse Frameworks m'emporter.


OUCH.



PS: Si ca rentre pas dans mon top de cette année, c'est qu'il y aura eu des sacrés autres trucs jusqu'en Décembre.