lundi 15 septembre 2014

La playlist de... #2 - Votre rentrée 2014


L'été se termine. Pas de baratin sur les vacances tout ça, on en a bien trop entendu partout. Par contre, on peut laisser l'été dans notre coeur tout l'hiver avec une petite playlist chaude pour attaquer sereinement l'automne. En plus, elle va mettre en valeur ma spécialité, à savoir découvrir des albums ou des groupes au moins 6 mois après qu'ils n'aient fait le buzz. Merci bien.

Not Scientists - Leave stickers to our grave 7"


Delete Your Favorite Records - Septembre 2014


Not Scientists, on en a déjà parlé ici lors de la coupe du Monde non? C'est bien possible. Mais là, ils ont eu l'idée saugrenue de sortir un 7" avec le même titre que le 12" qui a précédé (vous suivez?), dont au passage je pensais beaucoup de bien. Autrement dit, il y a du neuf.
Voici donc 3 nouveaux titres, toujours dans un punk-rock enjoué, mélodique et avec un accent vintage un peu plus marqué cette fois (en particulier "I wanna be a Spaceship" non?). Il fallait néanmoins un tube, ce qui est fait d'entrée avec "Leave Stickers on Our Graves" (la chanson cette fois). Parfait exemple de pop-punk dans la parfaite lignée du 12" précédent, que j'applaudis des 2 mains. Tout est toujours bien agréable à écouter en fait, en 7 minutes environ chrono en main, même si je dois dire que je suis un poil moins convaincu par le 7" que par le 12". Peut-être que je les préfères plus longues au final. Les productions discographiques de Not Scientists (rhoo).
En attendant donc, allez les voir vu qu'ils vont passer près de chez vous bientôt avec The Copyrights, dont (magie) je parle 3 lignes plus bas. 


The Copyrights - Report


Red Scare Industries - Août 2014


Justement, passons à un mastodonte de la scène pop-punk mélo, j'ai nommé The Copyrights. Alors là, on change de registre tout de suite Mesdames et Messieurs. on parles des USA, donc on mets un gros braquet.
Voici leur nouvel album, le 6ème du nom, à savoir Report. Hé oui, c'est les USA, on va se mettre encore à genoux et faire bouger notre langue entre leurs deux fesses. Ben oui. Mais bon, force est de constater qu'en matière de pop-punk mélodique, c'est eux qui gagnent. Tu vas l'écouter, t'en fais pas.
Tu vas aimer? Peut-être, peut-être pas, mais t'es obligé de reconnaître que la qualité est là, dans tes oreilles. 
Quoi dire d'autre? Pas grand chose, car dès les premiers morceaux c'est comme si tu avait déjà écouté cet album des dizaines de fois. Pop-punk, punk-mélo, c'est toi qui voit, mais j'ai envie de dire que ça marche toujours aussi bien ("Telescope" = alerte au tube), pour te donner la pêche dans un automne morose. Des tubes, de l'efficacité, du catchy, c'est fait, refait, surfait, mais ça fait toujours du bien à entendre! D'ailleurs, je comprends pas comment ces gars peuvent arriver à empiler les chansons comme ça, sachant tout ce qui a déjà été martelé dans ce style, sans que fi nalement tu trouves quelque chose à redire. Réfléchissons-y sérieux quand même. Bref, si tu veux apprendre comment faire des tubes pop-punk de qualité supérieure, tu trouveras donc ici un des meilleurs cours qui soit. Et le mieux, c'est encore d'aller mettre tout ça en pratique la semaine prochaine quand ils passeront près de chez toi à Lyon, Morthomiers, Clermont ou Toulouse (oui Besançon et Sélestat tu les as déjà vus la semaine dernière, chacun son tour) ! 



Prawn - Kingfisher




A vrai dire, l'automne, c'était un peu déjà ça cet été chez moi, au vu du mois d'Août le plus pluvieux depuis que Greenday a pas sorti un bon album (autant dire depuis l'invention du punk-rock sûrement). Il a fallu donc se tourner vers les chansons qu'on peut écouter calmement dans son canapé, regardant ce magnifique brouillard qui englobe les montagnes pour la 5ème journée consécutive. Ce que j'ai fait.
Je vais parler ici d'un groupe que je ne connaissais que trop vaguement pour m'y intéresser plus avant, à savoir Prawn. Pourtant j'étais (et je suis presque encore) dans ma mouvence Indie-Emo-Pop-Punk-plein-de-joie-de-vivre, mais j'avais raté le coche. Raison suffisante pour se rattraper.
Je tombe donc, presque par hasard, sur Kingfisher, le nouveau disque de Prawn, et j'ai été quasi-instantanément emporté. Un Emo pop vraiment riche, autant au niveau des mélodies, que de la qualité instrumentale. C'est superbe, et vraiment j'en redemande. Calme sans être niais, mélodique sans être cliché, émotionnel dans le bon sens du terme. Il ne reste plus qu'à dire bravo, et que ce disque risque de plaire à beaucoup de gens.  Moi le premier.

PS: A noter qu'ils seront en tournée pour quelques dates en France (Paris au moins) avec les skate-punkers anglo-saxons de Gnarwolves (affiche un peu bizarre, il est vrai), dont on devrait reparler bientôt.


Buried Option - Downward



Co-production (Slow Death, PP&M, Say Cheese, Never Heard Of It, Frisbee Records et Temple Garden Records) - Avril 2014

Buried Option, c'est Français, c'est du punk-rock et ça commence à faire parler d'eux. Des concerts, un Pouzza Fest à Montréal, le CV tend à se remplir. Un EP 12" sorti en coproduction avec différents bons labels Français, sérigraphié et tout, je vois que les choses ont été bien faites.  J'ai donc écouté avec attention.
Au niveau de la musique, on est dans le punk-rock, efficace, et sans fioritures, à l'image de leur compères The Early Grave avec qui ils ont partagé quelques dates récemment. Après un début sans réelle étincelle, je suis interpellé par "Mandrake Falls" autrement dit un bien bel exemple de leurs capacités punk-rauques, avec un riff de début aguicheur, un refrain qui tache et une interlude plus calme, qui tend vers l'Emo, et qui j'avoue m'a ravi. Je sens un héritage fort de la scène Française des années 90-2000, Second Rate en tête (notamment sur "Where the Sun Gores Down Part II") et je pense qu'ils sont sur la bonne voie.
En somme, même si je ne suis pas complètement convaincu, je ne peux pas faire de vrai reproche à ces 6 titres, si ce n'est peut-être un peu de maturité qui va se gagner en avalant les kilomètres et les gouttes de sueurs frontales en salle de répétition. Ce que je peux dire par contre, c'est que sans faire battre mon coeur à la chamade, j'ai pris plaisir à voir que la flamme punk-rock continue de briller du côté d'Orléans. Et qu'elle risque bien de prendre de l'épaisseur au fil des années avec l'évolution future de Buried Option.


I am The Avalanche - Wolverines



I Surrender Records - Mars 2014
 http://www.iamtheavalanchenyc.com/

Fidèle à mes 6 mois de retard pour découvrir des groupes, je me suis attaché à écouter le nouvel album de I am The Avalanche il y a peu, sachant qu'il date de Mars 2014. Si j'avais pu le faire avant je l'aurais fait hein, mais ça me donne une bonne occasion de vous remettre un peu de soleil dans la tête avant d'attaquer les jours où quand tu travailles pas il fait nuit. 
Au niveau de la musique, I am The Avalanche, c'est un peu du rock de stade, mais qui ce joue pas dans les stades. Vous suivez? Bon. Il y a rock de stade ET rock de stade. Le "vrai" rock de stade, au sens premier du terme ( celui qu'on aime bien entendu) c'est Foo Fighters, et là pour le coup même dans un stade c'est trop petit pour accueillir tout le monde. Là, on parle de rock de stade beaucoup plus abordable. Beaucoup plus abordable que The Gaslight Anthem aussi d'ailleurs, qui a succombé à une vague (ultra-)populaire (le dernier album là, tu l'as écouté?). Du hard discout un peux vous dites? Pas vraiment quand même, car la qualité est au rendez-vous.I am The Avalanche donc, c'est plutôt de l'artisanat local abordable, direct du producteur au consommateur. On oubliera vite l'intro méchamment pompée sur "Start Me Up" des Rolling Stones (j'espère que c'est voulu, mais ça mérite presque une disqualification d'office), mais pour le reste c'est du rock à tendance punk navrant de simplicité, mais qui entre si bien dans ton cerveau. Il faut de la musique comme ça parfois, ça ravigotte. Mention spéciale pour "Where Were You?" qui sonne tellement foofighter-esque, qu'on en oublie l'originale.
En résumé, pas grand chose de neuf mais ça fait plaisir quand on a le mal du rock simpliste et efficace.


FAVEZ - Old and Strong in the Modern Times


Avril 2005

I am the Avalanche, ça m'a rappelé au bon souvenir d'un groupe Suisse que j'ai longuement écouté il y a quelques temps,qui pourtant n'a à pas tant de choses à voir, mais on est pas à une contradiction près. Du coup, je vais terminer cette playlist avec Favez, un groupe Suisse qui nous indique à merveille sa situation géographisue dans l'album qui les fait connaître, à savoir From Lausanne, Switzerland. J'aimerais aller un peu plus en arrière pour parler de Old and Strong in the Modern Times, que j'ai écouté une sacré bande de fois après sa sortie en 2005. Plutôt orienté post-punk à ses débuts, le groupe s'est mué en indie-rauque simpliste, lourd, qui prends son temps, un peu à l'image de groupes comme Sparta par exemple.
Old and Strong in the Modern Times, c'est parfait pour ta meuf qui n'aime pas "quand ça crie" et aussi pour toi qui apprécie quand "ca envoie (quand même) du bois".
Bref, une bonne raison de réécouter cet album, après quasiment 10 ans, surtout que les sorties qui ont suivies sont vraiment "foo-fighterseques" pour le coup, même si il y a un côté plus pop que je n'apprécie plus vraiment.


Allez A+ !

mercredi 10 septembre 2014

Water Mane - Greetings From The Basement

NOTE DE COMMENCEMENT: j'ai cru comprendre lors d'une émission de radio que les membres du groupes dont je m'apprête à faire la chronique n'aime pas vraiment les anglicismes, ou du moins les évitent car c'est rigolo. Ca tombe bien, le directeur de mon diplôme bac+5 de physique lors de ma soutenance de stage en 2012 était de la même trempe, même si il rigolait beaucoup moins. J'ai dû faire sans mots de langue Anglaise dans tout mon rapport, je vais donc essayer de faire pareil aujourd'hui. A chaque tentative de traduction douteuse je mettrai un lien si vous êtes perdus. Par contre je prendrai peut-être quelques libertés sur la traduction. Merci pour votre compréhension.






Ah la France qui bouge. Celle qui nous fait plaisir pour la rentrée (Excellent!) en sortant son premier vrai album. Même si il n'est pas encore totalement sorti (ce sera fait le 19 Septembre), il est déjà en écoute intégral sur le camp des groupes. Je parle ici de Water Mane, pardon Crinière d'eau (vous avez compris maintenant). Ce groupe, je l'ai découvert un peu parce qu'il semble qu'il soit le chouchou de Guillaume qui dirige l'émission Rejoindre Le Cirque à Montpellier. Mais surtout, parce que je leur voue une admiration sans bornes depuis que je les ai vus en concert à Grenoble. Mais pas n'importe quel concert, non Monsieur. Ils se sont produits au "Dock", cette minuscule salle réservée d'ordinaire aux métalleux plein de noir et de râles gras les deux doigts extrêmes de la main (si on enlève le pouce) tendus vers le ciel. J'aime pas trop. A vrai dire, voilà le seul et unique concert de punk-rock que le Dock ait jamais accueilli. La raison principale? le punk-rock, ça joue trop fort. Même en mettant du gaffer sur les cymbales et presque en chuchotant. Puis ça ramène pas trop de monde, même si la "salle" ne peut en contenir que 40 tous mouillés. Un groupe Grenoblois en première partie, des jeunes, puis un autre dont j'ai oublié le nom, désolé, qui pour faire quelques balances commencent a jouer un chanson paranoïde des célèbres Shabbat Noirs. Ca donne le ton. Par la suite, un concert particulièrement alcoolisé pour les gonzes de Crinière d'eau, où le fameux "jus de swagg" a coulé à flots, mais bon c'est pas si souvent qu'on se marre comme ça à Grenoble. Depuis ce concert et notre magnifique discussion sur les compilations du magazine "feu" Punk-Rawk (moi avec les chapeau de garçons à vaches et eux avec leur ancien groupe qui parlait d'objets volants non-identifiés) dans le van des montpellierains sur fond de vin dégueulasse, je les suis de près. 

Pourtant Crinière d'eau, ce n'est pas comme qui dirait de la pure violence. C'est plutôt du punk-rawk simple, efficace, et joué de mieux en mieux au fil de leurs années d'existence, il faut le dire. Après quelques sorties minimes en nombre de chansons, il fallait passer à plus grand, en l'occurrence un disque complet, une longue production (LP) sobrement nommée "Salutations du sous-sol".

Quand j'écoute, je pense de suite à "Faire avec ce qu'on a et Rafistoler", un groupe que j'adore, et à la scène punk-rock estampillées Floride que l'on connait tous. Du punk-rock somme toute basique, avec des jolis arpèges joyeux, soutenus pars des parties de guitare efficaces, un basse batterie qui tourne simplement et surtout 4 chants. Car c'est bien la particularité du groupe, 4 voix, toutes assez différentes, tantôt assez rauques, tantôt plus aigües. Les choeurs sont puissants, clé de voûte de ce style musical (le refrain de fin de "Comment pourrait-il être pire?"). C'est vraiment agréable, même si au fil de l'album j'ai l'impression qu'il manque de la spontanéité et un peu d'entrain. C'est un poil mou en fait, même si tout est parfaitement en place. Peut-être trop d'ailleurs, à la mode de l'enregistrement "live" où l'on veut garder ce qui se passe dans l'instant, quitte à perdre la mise en place parfaite. Ce dont je suis plutôt adepte il faut dire. 
Par exemple: qu'est ce qu'il s'est passé avec Midnight Thought, pardon Pensée de Minuit? Oui  car il se trouve que ce titre en particulier était déjà sur un EP/démo précédent et que je le trouve meilleur que sur l'album. Peut-être plus spontané, un peu plus rapide, avec plus de pep's au final. C'est un VRAI tube, avec tous les ingrédients nécessaires (simplicité, efficacité encore une fois). Ici on perd un peu cette âme et c'est dommage. Enfin, la structure, les chants, les parties de guitares restent les mêmes, et je maintiens cette chanson comme un tube, mais il demeure cette petite pointe de déception en fond.

Surtout que j'ai envie de m'emballer. J'aime cette musique choisie avec goût, la variété des chants, la puissance de certains passages, l'ensemble cohérent et sincère. En retrouvant une spontanéité perdue, et quelques BPM laissés en route, je peux tirer totalement mon chapeau. C'est une musique vraiment bien faite, pensée pour faire plaisir, sur son vélo avec son être cher le long d'un canal ensoleillé. Du punk-rock plaisir comme il en faut.

Et à la fin, un peu de fraîcheur acoustique, qui me fait vraiment penser à des sessions des Fils du Buddha, ou des mecspeucommunsvenusdemars. Une bien belle manière de refermer ce premier album. 

En résumé, ça me rentre dans la tête, ça me file le sourire, et je suis content d'écouter cet album à chaque fois. Pour le reste, on patientera encore un peu va.

Ils seront en tournée bientôt, allez les voir et achetez leur disque !


lundi 1 septembre 2014

Aviator - Head in the Couds, Hands in the Dirt



No Sleep Records - Août 2014


Naviguer de page bandcamp en page bandcamp sur les internets ça a du bon. Et là, je dois dire que je suis sur le cul.

Je ne suis d'ailleurs pas loin de penser que c'est un de mes albums de l'année. Pourquoi?  Pour un mélange assez étonnant qui donne un album vraiment varié, à la frontière du hardcore, du post-hardcore, de l'emo, de on sait pas trop quoi au final. En tout cas, je peux vous promettre un voyage intéressant, et avec des Aviator(s) de ce genre on ne peut s'attendre qu'à survoler les sommets. Revue de détails.

Tout d'abord, en prenant nos billets, on sait pas trop pour quel voyage on va partir. Ce qu'on sait, c'est que la compagnie est plutôt sure, No Sleep Records c'est quand même du sérieux. Un genre d'American Airlines du punk-rock, avec des liaisons connues comme La Dispute bien sur, mais aussi Touché Amoré, Balance and Composture ou No Trigger pour les plus punk. Des groupes que j'aime bien en fait. Dans leur historique, quelques vols désagréables (Into IT. Over IT. ou The Wonder Years ?) mais pas de vrai catastrophe industrielle (bon je connais pas tous les groupes non plus, si vous êtes pas d'accord tant pis pour vous). Une compagnie sure donc. On se doute bien qu'on va aller vers une destination hardcore moderne, avec peut-être du punk-rock, de l'Emo mais aussi des choses un peu plus variées, progressives diront certains. Un destination attirante, mais sans nous faire rêver plus que ça de prime abord.

Concernant la destination, à priori difficile de savoir. Alors comme tout le monde tu regardes sur internet, tu cherches un guide pour qu'il te montre les trucs ou t'es sûr d'avoir un maximum de monde quand t'y seras. Tu sais le genre "allez dans cette auberge ultra typique, minuscule ou l'on sert de la bouffe locale, et goûtez le fameux gâteau machin". T'arrives dans ce fameux truc c'est ultra blindé, car tout le monde a aussi lu le même guide et a fait comme toi. T'attends des heures, tout ça. Bien ouèj' mec. Tu manges, ça peut être super bon comme banal, ça dépends. Mais c'est sur, tu raconteras quand même à tes amis en rentrant ton expérience de la tipicité locale (si t'as pas posté une photo de me**e de toi en train de bouffer sur instagramme). Passons, je m'égare beaucoup trop. Juste pour dire que j'espère ne pas vous envoyer dans un de ces endroits. Head in the Clouds, Hands in the Dirt est le premier disque long format d'Aviator, et je souhaite que vous écoutiez cet album sans que tout le monde vous en ait parlé avant. Car, il est vrai que j'ai souvent du retard à l'allumage pour dénicher des "nouveaux" groupes. Mais comme qui dirait ce footeux célèbre, peut-être que la routourne va tourner.

Reprenons.

L'embarquement et l'arrivée dans l'appareil fait bonne impression. Design soigné avec un artwork simple mais vraiment beau. Pour la version LP il y a apparemment un vinyl blanc et rouge qui s'annonce de toute beauté. En clair, l'hôtesse de l'air à un joli petit cul, et même si au final on veut juste arriver à destination c'est quand même un plus (merci au passage pour cette remarque totalement matchiste, c'est cadeau).
    
Le décollage est splendide. "Pipe Dreams", une merveille d'introduction avec un riff qui te colle le tympan à l'enceinte en moins de deux. Oui, on va avoir droit à de l'émotion, en témoigne ce refrain que tu chanteras longtemps sous ta douche. C'est à la limite du déjà-vu mais personnellement j'ai adoré. Moins d'éloges pour la suite, ou on est plutôt dans le Emo-Harcdore comme on dit, mais moins transcendant toutefois. Il commence à y avoir quelques turbulences, pour le coup c'est assez vu et revu. Mais ne cédons pas à la panique et faisons confiance au pilote. 
Durant le vol arrive "There Was a Light". Et là, j'ai vraiment l'impression de retrouver des groupes que j'avais oublié, notamment These Arms Are Snakes, confirmé par la suite ("Head Noise" non?). Du presque post-hardcore efficace, tranquille, mais auquel on a ajouté un côté plus intime, plus La Dispute en somme ("There Was A Light" ou surtout "But I won't be there" ). Un mélange entre du post-hardcore bien efficace, et un côté plus mélancolique, plus humain. C'est sûrement ce rappel qui me fait aimer Aviator, car j'ai toujours été un grand fan de These Arms Are Snakes et je retrouve les mêmes codes ici, tout en cédant à la hype de l'émotion, ce que j'apprécie volontiers.

Ah on a même le droit à une intermède plus violente, aussi violente que les brulures d'estomac provoquées par ces pâtes à la sauce "je-sais-pas-trop-quoi" qu'on te sert pendant un vol long courrier (tu les a pas mangé parce que t'avais faim d'ailleurs, mais juste pasque t'avais rien d'autre à foutre entre ta pseudo-sieste assise dans ton siège et la diffusion de films déjà vus). Avec "Forms" mais surtout "I hold Myself in Contempt" le tempo augmente, pour friser le punk-hardcore et ça fait du bien de lâcher les chevaux. Ils en sont aussi capables et je pense que c'est une force, pour ajouter un gros contraste à cet album déjà très intéressant.

Au final, le vol se passe sans encombres. Quelques titres plus intimes pour terminer, ça change encore un peu, pour atterrir en douceur et finir le voyage de manière très agréable, avec ce titre "Fever Dreams" assez aérien et aéré.

Résultat des courses: Ce groupe est vraiment à suivre, et je ne sais pas si l'occasion nous sera donnée un jour de les voir en vrai direct, mais ça devrait être particulièrement savoureux.un de mes albums de l'année peut-être donc, à moins que je fasse encore de plus belles découvertes, sur terre ou dans les airs.






mardi 19 août 2014

Contradictoire - le sens de la vie






Auto-produit


Au début, j'étais un peu embêté. J'aime bien quand les groupes m'envoient des p'tits E-mails pour me demander de parler de leur disque. J'écoute volontiers, des fois j'aime bien, des fois j'aime pas. C'est un peu comme la vie en fait ( lolilol). Il m'arrive d'ailleurs de choisir de pas trop en parler, faire une chronique pour dire que c'est pas bon juste pour descendre le groupe c'est pas trop mon truc. Mais en même temps, il faut encourager les gens qui veulent se lancer, donc un peu de promo honnête n'est pas de trop.

Bref, j'ai donc reçu ce mail d'Arthur du groupe Contradictoire, un nouveau groupe de punk-rock qui est né du côté d'Angoulême. Et je dois dire que j'ai été un peu embêté, comme j'ai dit. D'un côté, après quelques écoutes, j'ai pas trouvé grand chose à dire. Du punk-rock mélo somme toute assez basique, sorti d'un groupe que je pense jeune, qui manque sûrement de maturité. En bref: un style de musique punk-mélo à roulette vu et revu duquel il est difficile de sortir du lot. En plus, ça chante en Français. Aïe. J'ai souvent eu du mal, surtout quand les paroles font un peu "Ado" comme ici, sans savoir si tout est vraiment voulu. 

Autant dire que c'était super mal parti. Mais bon, il m'est resté truc dans la tête pendant un moment. Et ce truc, c'est le refrain de la chanson "Papy Jacques" qui m'a fait un peu marrer, sans vraiment savoir si il fallait prendre ça comme une chanson ironique ou pas. Contradictoire vous avez dit? C'est ça. Du coup, je me lance dans ces quelques lignes, pour tenter une sorte de chronique contradictoire de contradictoire.


On commence avec "Physique ou mentale", une chanson qui parle des agressions que l'on peut subir de manière répétées, et qui nous touchent toujours un peu plus. Sujet louable s'il en est, mais écrire des paroles en français, c'est pas si facile que ça. 
Première contradiction: en Français, c'est facile de dire que les paroles sont pas terrible. Ca donne d'autant plus de mérite aux groupes qui y arrivent bien, comme par exemple Amanda Woodward en son temps, et Guerilla Poubelle en plus punk-rock, pour qui mon intérêt a grandi avec leur dernier album Amor Fati d'ailleurs ("Martin Luther (Burger) King"). Mais si ça avait chanté en Anglais on aurait dit quoi? Surement un truc bien différent. Donc concentrons-nous sur la musique en oubliant quelque peu la langue.

Pour ça, les grandes roulettes, le punk-rock mélodique, ça nous connaît. On a vu passer des kilomètres de bandes de groupes dans le genre. Ici, c'est pas mal, sans être transcendant. Le son est assez moyen, mais tout le monde ne peut pas enregistrer avec une production de fou. La batterie est bien triggée (bien trop pour moi, enfin c'est très personnel, c'est le style qui veut ça), la basse un peu râpeuse, mais le mixage tient la route. Les choeurs sont bien présents, et ma foi on a entendu bien pire.   
Deuxième contradiction: qu'est ce qu'on fait quand le son d'un disque nous plaît pas? Pas facile. D'un côté, pas facile de l'oublier, et c'est un truc auquel je fais vraiment attention. D'un autre, une fois qu'on a dit ça, il reste quand même de la musique. Les structures, les lignes de chant, les riffs. Ici, la chronique doit être différente de celle qui parlerait du dernier EP de Four Year Strong par exemple, où j'aurais aucun mal à dire que c'est nul. ZERO.  Ici, il faut plutôt  rester mesuré. les structures sont assez solides, les choeurs présents, la batterie en place. Et dans ce contexte, c'est pas mal.  La moyenne, en somme.  

La seule mention spéciale qu'on peut donner, c'est sur "Papy Jacques" une chanson assez rigolotte sur un pépé qui peut ressembler un peu au nôtre. je prends cette chanson avec ironie, et je dois avouer qu'elle m'est rentrée dans la tête assez facilement. Comme quoi il y a du potentiel, si on creuse un peu la surface.
Troisième contradiction: c'est beaucoup plus personnel. Dites moi si ça vous fait ça aussi, mais dès que j'ai un truc de punk-rock mélo dans le disque dur de mon téléphone intelligent, je peux pas m'empêcher de l'écouter souvent, même si je trouve ça bateau et réchauffé. Four Year Strong, The Story So Far, A Wilhelm Scream, ou Polar Bear Club. J'essaye de pas trop me dé-crédibiliser, mais ça me fait ça souvent. Je SAIS que je vais l'écouter 30 fois. Cette chanson, c'est un peu ça, je l'ai écouté plusieurs fois, chanté même un peu, même si j'y ait trouvé rien de spécial. Contradictoire j'ai dit.  

Ensuite, j'ai plus de mal à parler du reste. Du punk-rock sincère,mais sans plus, sans assez de contenu pour vraiment s'emballer. Mais bon, il y a quand même les encouragements du jury!

Ca va venir les gars, ça va venir !





   

vendredi 8 août 2014

More Dangerous Than A Thousand Rioters -S/T





Ca y est. C'est fait. Comme annoncé dans les split chroniques #1, voici le premier LP des Alsaciens de More Dangerous Than A Thousand Rioters et c'est pas faute de vous avoir prévenu. Autant l'annoncer d'entrée, la guerre est déclarée. On a beau être plus ou moins pacifistes, à un moment il faut que ça pète et là, on ne peut que constater les dégâts.

Tout comme les Inglourious Basteards, les membre de l'unité d'élite More Dangerous Than A Thousand Rioters ont été savamment choisis dans la crème des bataillons Strasbourgeois. On compte ainsi des soldats de différentes unités respectées comme The Boring, BG du 57, et quelques autres. Une unité d'élite Alsacienne donc.
Avant l'assaut, il faut s'atteler à un entraînement intensif. Pour cela, il faut suer des heures et jours durant dans les sous-sol de la Maison Bleue aux alentours de Srasbourg, et je peux vous dire que cela forge une expérience de taille. Ensuite, pour prouver que vous êtes capable d'aller au combat, il faut enregistrer un premier EP et partir en mission aux 4 coins de l'Europe. En particulier, vous irez en camping-car vintage dans les rudes conditions de l'Europe de l'Est chaque été, où vous serez soumis à une batterie de tests intenses en émotion. Votre capacité à enchaîner les dates sera aussi mise à rude épreuve. Et poussez plus fort pour démarrer cette bagnole !
Dans le cas de notre unité, tous ces tests ont été passés avec succès. Mais le vrai combat, c'est autre chose. Pour preuve, il faut endurer la moulinette ultime d'Amaury Sauvé, qui a entraîné des unités d'élites Françaises prestigieuses comme Birds In Row ou Nine Eleven, pour en faire des machines de guerre.
Alors enfin, avec cet album enregistré, vous êtes prêts. Fin prêts.


A Strasbourg donc, on aime la violence. Et ça ne date pas d'hier. On aime le screamo, le hardcore, et cet album auto titré le fait savoir. On perpétue la tradition de bon nombre de groupes qui sillonnent ou ont sillonnés les routes de notre pays avec un hardcore chaotique, crié, tendu, qui prends aux tripes.
J'avais déjà salivé avec leur premier EP, un savant mélange entre hardcore "moderne" et screamo. Le début de cet album est de la même trempe, le son en plus. Pour le coup, ça sonne vraiment bien mieux, vraiment bien tout court d'ailleurs. Batterie "hardcore moderne" ( je veux dire: grosse caisse profonde et précise, caisse claire cinglante et cymbales en retrait), grosses guitares bien en place, et basse lourde qui vient parfaitement compléter le chant aigu, agressif mais sans sur-couche. Comme quoi on peut prendre de l'envergure avec un son à la hauteur. Et surtout, enregistré live. Il faut avoir les cou***es et la compétence pour le faire, mais tout est tellement plus cohérent. Bien vu.
Au fil de l'album, j'ai l'impression qu'on s'oriente aussi vers un screamo vif, arraché et violent, à la Comadre, Raein et consorts. Ca me plaît, sans aucun doute, même si j'aurais peut-être aimé un peu plus de finesse par instants. Mais bon0, je sais que j'ai parfois tendance à être un peu vite rassasié, et à trouver le temps long un peu vite. Dans tous les cas, la maîtrise est vraiment présente, et l'évolution flagrante.
Surprise, il y a même du chant en Français, dans la tradition de Daïtro ou plus vraisemblablement Amanda Woodward et confrères. Deux chansons, deux points de ruptures, qui contrastent dans le chant mais pas dans la musique, toujours aussi tendue et violente.
En vitrine par ailleurs, "May 1st 1955" nous renvoie au hardcore moderne de Defater ou Modern life is War, et j'apprécie la référence. L'alternance entre ce type de morceau ("Wackelkontact"), d'autres clairement orientés plus screamo violence ("With Spades and Hoes and Plows"), ou encore certains à la frontière des deux ("A Quack Nostrum", "Perpetual War") donne à cet album une cohérence intéressante, qui montre d'une façon globale une richesse supplémentaire dans la musique de More Dangerous Than a Thousand Rioters. Et je vous conseille vivement d'aller y jeter une oreille.

De toute façon, si vous ne le faites pas, j'espère qu'ils passeront par chez vous, et si c'est le cas je ferai attention à votre crâne. Cet album, c'est la guerre maîtrisée, avec des armes aussi lourdes que les paroles sont engagées. C'est une guerre de professionnels, prêts à venir en découdre sur les champs de bataille du monde entier.

Ecoutez-moi ça de suite, que je retrouve pas votre scalp accroché au mur de leur Maison bleue.



mercredi 30 juillet 2014

Violent Sons - Nothing As It Seems




Bridge 9 records - Juillet 2014



Verse. Un nom parmi d'autres qui résonne dans la tête de beaucoup. Mosh pits, sueur et postillons de chant crachés à s'en râper la gorge. Pour moi, ça évoque des premiers contacts avec le punk-hardcore, il y a longtemps. Celui qui reflète cette culture, cette façon de vivre, ces idées. Donc quand j'entends que le chanteur de Verse à un nouveau projet, je m'empresse d'aller écouter ça.

A l'époque du hardcore « moderne », un peu de tradition n'est peut-être pas mal venue. Revenir un peu à la base. En quelques sortes, c'est ce que nous propose Violent Sons, avec ce premier album.

Vous allez me dire : « c'est quoi, la base ? ». Ben c'est ça. Du punk-hardcore violent, parfois noir, mais toujours tendu. Des passages épiques pour chahuter dans le pit, et pour que tout le monde s'égosille en chantant ces choeurs fédérateurs. Lent mais pas trop. Rapide mais pas trop. Très, engagé, c'est certain. C'est ça, la base du punk-hardcore les amis. Ca te rentre dans le lard et t'en redemandes.

Mais des fois, les retours ou les nouveaux groupes avec des membres reconnus, c'est pas si bien que ça. Alors tu le penses pas trop fort mais avant d'écouter t'espères quand même que ça sera à la hauteur. Et c'est bien mon cas maintenant. Go !

Et ça part dur. Intro sombre, puis grosse batterie lente sur les toms, avec une ligne de basse de l'enfer, et un chant rageur, qui t'attaques sans préavis. Letter from the future :

«  They came down from the skies, absolute with power and beady in the eyes.
we were all destroyed or forced into submission.
Your wealth, slavery and genocide in our names didn't do shit.
but we still live through it.
There will be no sides to take. the ones with the most will lose the most.
the ones at the bottom will survive on the scraps.
The apocalypse was justified.
They came for names, they came for justice.
They came for revenge and destruction. »

Le changement prôné ici est plus que radical c'est certain, et on en attendait pas moins. Ceux d'en haut vont périr, ceux d'en bas survivront. Caricatural ? Pas si sur. En tout cas pour revenir au présent, pas de doute, ça va bastonner sec dans vos tympans pendant les 20 prochaines minutes.

On passe déjà à la suite, sans avoir eu le temps de comprendre. Les guitares arrivent, acérées, profondes. Le chant est tellement hargneux que t'as l'impression d'avoir affaire à un gars qu'on a empêché de parler pendant dans années, et qui a tant de chose à dire, si vite, si violemment. Les codes punk-hardcore sont tellement bien maitrisés, les morceaux s'enchaînent parfaitement sans presque aucune pause. Sans presque aucun répit. Aucune pitié même.

Il ressort une musique qui n'est pas simplement l'héritage du punk-hardcore que verse a largement contribuer à inventer et populariser. Il y a des touches de hardcore plus lent, un son plus gros, moins de grandes sessions de roulette à perdre la tête. Je pense au dernier album de Gallows par exemple, pour le côté lourd, mais en (bien) mieux. Cependant avec Violent Sons, il y a aussi toujours une référence bien présente aux inventeurs de styles que sont Verse, Anither Breath et autres.  
Mais en avançant, tout se modifie un peu. Faith Pushers a des faux airs de Converge avec une limitation de vitesse, ça sonne plutôt mieux pour moi. Les chansons se dévoilent d'avantages, et effectivement il y a une pointe de guitare presque heavy qui se distingue du lot. Converge, oui, c'est certain maintenant, Late Bloom est là pour le confirmer avec ce petit tapping qui ressort de la masse punk-hardcore traditionnelle (roulette et guitare linéaire). C'est plutôt cool en fait, et ça apporte une touche un poil plus originale qui n'est pas pour me déplaire.

Au final, une moitié d'album plutôt dans les classiques du hardcore-punk, et une autre un peu différente, avec des références plus larges, tout en conservant la violence du chant et l'esprit qu'on aime. Mention spéciale pour la seconde moitié de mon côté. Si vous êtes plutôt hardcore ultra engagé, tendu, toujours sur la corde raide, allez-y sans crainte. Vous y trouverez tout ce que vous aimez, et peut-être plus encore.

Convaincant en somme.

dimanche 20 juillet 2014

La Playlist de... #1 - Votre Eté 2014

Bon cet été vous allez me faire le plaisir de remplir votre lecteur MP3 avec de la musique digne de ce nom. Que vous partiez en vacances ou pas, il va bien falloir s'occuper les oreilles et ça se passe ici. Et qui dit soleil dit, Emo, Indie, Punk Rock à fond dans le casque et je vous propose ma petite sélection. Si vous avez déjà tous ces disques, tant mieux pour vous car ils sont super méga ultra cools. Sinon, peut-être que vous découvrirez ou redécouvrirez des trucs que vous aimez (ou pas...).

Ah oui, ils sont nombreux à surfer sur la vague Indie Emo-Punk en cet été 2014. Pour la plupart, ils nous viennent de l'autre côté de l'atlantique, RVIVR en tête, mais nos représentant Français n'ont pas (toujours) à rougir, preuve en est avec Sport notamment, qui a sorti l'album le plus meilleur de 2014, Bon Voyage (en plus). Des nouveaux venus arrivent, profitant de la Hype, comme Valley avec des membres Parisiens bien connus (merci Le Dico de l'Emo pour la découverte). C'est tant mieux je pense, car j'aime profondément ce style de musique et qu'il correspond bien a l'été qui démarre. Armez-vous donc.


Slice of Life - S/T [2014]




Pourtant des vagues, dans le nord de la France, il n'y en a pas beaucoup. Ca n'empêche pas Slice of Life de nous faire rêver avec son premier EP qui tarde un peu à sortir en vinyle (c'est pour bientôt t'en fais pas). Par contre, tu peux toujours le mettre dans ta playlist soleil car tu aura besoin d'Emo pour te faire apprécier une sieste sur la plage ou un cocktail de bienvenue au bord de la piscine du club med sans entendre tous ces bobos venus avec leurs gamins qui crient tout le temps.
Ce premier EP est une véritable bonne surprise, avec notamment "Wasted" qui est un parfait exemple de réutilisation des standards Emo-punk pour faire un sacré tube totalement tubesque. Oui on pense de suite à Sport, ou RVIVR quelque part, mais avec dans quasiment chaque morceau un côté punk-rock US sorti de Floride par exemple, qui contraste bien et s'intègre magnifiquement dans l'ensemble.
7 titres, c'est un bon format pour apprécier Slice Of Life, qui a brillamment su donner un coup de fraîcheur sur le punk-rock Français, en mélangeant tradition de riffs punk-rawk typiques, de chant raillé et de choeurs enthousiastes, avec une vague plus Emo, qui casse la monotonie souvent trop présente dans ce genre de musique. Un peu comme des vacances qui cassent notre quotidien parfois incipide. Sauf que là les vacances s'écoutent sur commande, et peuvent durer aussi longtemps qu'on veut.


Everybody Row - The Sea Inside [2014]





Sortons un peu de la hype. Retournons aux sources, en Californie, près des surfeurs et de la coolitude. Dégainez vos vieux claviers, et montrez-nous votre amour pour l'indie-punk à tendance vintage. C'est parti !
"The See Inside" est le premier EP de Everybody Row, pourtant on est loin de voir arriver des petits bébés . En l'occurrence, et pour vous calmer d'entrée, il y a là dedans moitié de Comadre, avec un peu de No Babies et de Known Secrets aussi. Je sais pas si c'est le fait de le savoir, mais ces lignes basse-batterie tendues, stressées, et si travaillées à m'en faire perdre mes baguettes en m'arrachant les cheveux, ça me fait grave penser aux derniers sons qu'on a pu entendre de Comadre justement ( ici là, je vous conseille Cold Rain si je peux me permettre). Sauf que là on arrête les riffs de guitare hardcore et les hurlements, c'est pas assez "Summer spirit". A la place, on a qu'à mettre une guitare Indie-punk, un clavier 60's et une fille au chant. Oui, ça rend tout de suite autrement et c'est ce mélange qui donne à Everybody Row toute sa saveur. C'est super, on retourne dans le punk garage vintage, en ayant ce pu**in de basse batterie qui t'hypnotise, te rend fou, te vole ton âme en fond. Attention, c'est un coup à écouter ça en boucle tout l'été.
Ces 4 titres passent à une vitesse folle, et il y a vraiment quelque chose de neuf dans ce groupe. Ca consolera peut-être (un peu) les fans de ce groupe nommé Comadre qui n'a plus bien l'air de vouloir nous proposer des trucs nouveaux lui.


Chasing Paperboy - EP [2012]




Une Playlist, c'est aussi pour se la péter. Genre tu connaissait des groupes avant que ça soit la mode tout ça. Chasing Paperboy, c'est un peu ça. La mode avant l'heure. Ils sont arrivée un poil trop tôt, pourtant la musique se prête tellement bien aux ballades de coucher de soleil sur la côte d'azur. Leur EP, sorti en 2012, est donc une petite merveille d'indie-Emo-punk qu'il convient d'écouter en détails.
C'est vrai que le groupe est assez discret, raison de plus pour entrer dans la playlist. Je les ai découvert en 2007, lors d'un concert à Nice et ce premier EP, « Always troubles but different stories ». Du punk-rock gentil, sincère. Pas le groupe du siècle bien entendu, mais un peu différent des autres, à l'époque de l'apogée de Ravi, The Twisted Minds et autres groupes Français sont le nom nous évoque bien des souvenirs. Chasing Paperboy, c'est cette trempe-là, la scène punk-rock Française sans fioritures, celle des concerts, des bières et des copains. Presque à dire que c'était sans plus, même si ça suffisait largement pour avoir bonne réputation. Mais, il y a un mais. Un second souffle. Celui qui relance tout, qui fait esquisser un sourire en coin de bouche quand on écoute, en hochant la tête en signe d'approbation. Une nouvelle sortie en 2012, sobrement nommée « EP », et l'histoire devient différente. C'est beau, bien fait et ça fait toujours plaisir à écouter. "Drag That Place", magnifique introduction au monde de Chasing Paperboy, avec une voix presque enfantine porté par des mélodies de guitare à tomber. Vous êtes de suite envoûtés, et dans le vif du sujet. Vous ne quitterez plus les oreilles du poste. Tantôt mélancolique, tantôt joyeux, parfois pop, quelque fois punk, cet EP reste une superbe réalisation, et une valeur sure dans votre playlist.
Depuis malheureusement le groupe est un peu en standby, mais j'espère secrètement des nouvelles, siouplait. Et mettez-moi cet EP a fond dans la bagnole si vous êtes dans les bouchons.


Kid Kilowatt -Guitar method [2004]




Non Guitar Method ce n'est pas un tutoriel à deux balles pour vous apprendre à jouer Jeff Buckley à la guitare sèche dans le but de chopper des petit(e)s goupi(e)s sur la plage. Mais pas si loin.
Car dans une playlist, il faut aussi des trucs un peu anciens qui peuvent revenir à la mode et qui ont une belle histoire à raconter. Kid Kilowatt par exemple. Une groupe éphémère, comme il en existe certains. Sauf que là, il s'agit d'un genre de All Star Band avec des musiciens d'un certain groupe nommé Cave In, et surtout MONSIEUR Kurt Ballou de Converge. Mais pas de métal ou de hardcore au programme, rassurez-vous, plutôt de l'indie-rock, avec un peu de math-rock d'un côté, et presque un peu d'Emo de l'autre.
"Red Carpet" par exemple, ou comment faire en sorte d'être dans un bain d'un indie-rock parfait, qui coule comme un martini en terrasse. Ici les binouzes chaudes, vous me laisserez ça de côté.
Quoi qu'on dise, Guitar Method un album génial qu'il faut avoir absolument, et c'est surtout le seul que le groupe ait produit. Si vous l'avez déjà écouté, remettez le donc dans votre lecteur, ainsi qu'au goût du jour par la même occasion. En résumé, c'est donc plutôt Kurt Ballou qui va vous apprendre comment faire de l'indie-rock de grande classe dans cet album tutoriel. Et qui sait, vous chopperez  peut-être quelqu'un grâce à ça. Mais ce qui est certain, c'est que vous éviterez surtout tout mauvais goût musical. Et c'est déjà pas mal.

Je pense d'ailleurs qu'on devrait reparler de Kid Kilowatt  d'ici peu sur ce blog... Affaire à suivre


Vous êtes fin prêts pour affronter le soleil, la plage ou alors la lampe de votre bureau si vous êtes scotchés au boulot. En tout cas cette petite playlist devrait vous apporter le soleil dans vos oreilles !