lundi 17 octobre 2016

1 minute chronique #10: Raincheck - true love




Tu ne le sais pas encore, mais Raincheck, ce sont tes nouveaux meilleurs copains. Ouais d'accord, mais des meilleurs copains, c'est quoi? Pas compliqué. Ce sont des gens que tu connais depuis un certain temps, que tu apprécies, et avec qui t'aimes bien te retrouver souvent. Tu cherches pas chaque jour des nouveaux meilleurs copains, t'en as déjà. Bon ils sont pas parfaits, ils ont des défauts, mais tu leur pardonnes. Vous avez ensemble un certain vocabulaire, des blagues récurrentes, des trucs qui vous sont propres en fait. Et surtout, tu t'en lasses pas vraiment, même si vous vous voyez depuis des années. On est plus ou moins d'accord sur la définition? Bon.

Eh bien dans mon cas, Raincheck colle bien à cette définition de meilleurs copains. Leur punk-rock est de celui que j'ai déjà entendu plein de fois, mais avec lequel je me sens à l'aise d'entrée. Le genre que j'aime bien écouter souvent, qui me rappelle No Guts No Glory, Twisted Minds, The Traders ou plein d'autres groupes copains comme eux. Le genre de musique dont je ne cherche pas de nouveauté chaque jour, car j'en ai plein à écouter, mais dont j'ai toujours plaisir à écouter du neuf. Alors oui, on peut surement reprocher que le genre est vu et revu, mais ca empêche pas que ça soit cool. Parce qu'on parle le même language, on aime le même punk-rock teinté de hardcore, simple, efficace. Mais surtout on ne veut vraiment pas facilement s'en lasser. Du punk-rock des copains quoi.


mercredi 5 octobre 2016

Against Me! - Shape Shift With Me



Total Treble Music - Septembre 2016


Contrairement à beaucoup de mes copains, je ne suis pas vraiment un spécialiste de la discographie d'Against Me! Bien sur j'ai écouté les albums, j'aime encore beaucoup le faire, mais ne comptez pas sur moi pour reconnaître instantanément toutes les chansons et leur place dans tel ou tel album. Comme certains aussi, j'avais un peu décroché après New Wave, qui rendait le groupe certainement plus banal, moins leader dans cette fameuse scène punk-rock de Gainesville. Enfin bon, des histoires comme on en écoute beaucoup et je vais pas trop jouer le spécialiste aigri. Je ne suis pas spécialiste pour un sou, aigri par contre c'est bien possible, mais ca ne suffira certainement pas.

Et puis, Transgender Dysphoria Blues m'avait agréablement surpris. Plus efficace, qui retrouve une certaine singularité. Un retour aux racines, assez aceptisé s'il en est c'est vrai, mais quand même perceptible. Confirmation avec l'album live 23 Live Sex Acts qui garde presque que le bon. Combiné avec l'energie et la mise en place parfaite du concert, c'est tout de suite différent. Bref, j'avais assez envie de voir comment sonnait se Shape Shift With Me. 

Mais l'mpression est mitigée. J'alterne vraiment, entre titres qui m'entrent dans le crane direct, et d'autres qui me passent complètement au-dessus de la tête. Des fois c'est bien. "333" est dans la lignée parfaite des bons tubes de Transgender Dysphoria Blues pour moi, avec une ligne de chant bien solide, et une rythmique basique mais bien reconnaissable tu vois. Efficacité maximale, choeurs à hurler sur le refrain, c'est carton plein. "Rebecca" aussi est plutôt cool dans le nouveau style du groupe par exemple. Tu peux te dire "Tiens ca c'est Against Me!". Mais globalement, c'est un peu chercher à sauver les meubles. Parce que des fois c'est moins bien. "Crash" par exemple est plate comme l'horizon autour d'Eindhoven, et croyez moi y'a pas une colline à moins de 50 km. Je pourrais donner d'autres exemples, mais le noeud du problème n'est pas tant là.

Le noeud, il est plutôt ici: la plupart du temps, je trouve cet album sans grande surprise. Oui, quand j'écoute "12:03" je dodeline de la tête. Oui certains titres sont super, mais c'est loin d'être égalitaire sur tout le disque. Je l'aime bien c'est sur, je pourrais le classer dans la hiérarchie des albums d'Against Me! que je préfère si je voulais, surement quelque part entre Transgender Dysphoria Blues et New Wave, je sais pas trop. Cela le placerait au milieu. Ni super, ni en-dessous quoi, ca me semble bien. Et c'est à ce point précis que je veux en venir.

Est ce que, d'une manière générale, on est pas lassé de ce genre d'albums? Je veux dire, pas celui-là en particulier, mais ce genre d'album d'un groupe qui en a déjà sorti plein, des bons et des moins bons, certains qu'on a écouté 100 fois, certains autres seulement 5 (et je suis gentil). On sait qu'on va avoir envie d'écouter le nouveau mais on ne s'attend pas vraiment à sauter au plafond, au final. On a l'oreille plus critique aussi, surement. C'est très difficile d'être emporté par ce genre d'album, et d'ailleurs un grand bravo aux groupes qui arrivent à le faire. Enfin je parle pour moi, te sens pas trop visé par mon élan de généralité.

Là, je ne sais pas trop. Bien sur je suis toujours Against Me! J'ai envie d'aller les voir en concert en Décembre, d'écouter encore ce nouvel album, d'en discuter un peu avec mes copains. Mais cette discussion ne vas pas s'éterniser je crois. Against Me! est au milieu du curseur dans ma tête, et risque d'y rester encore pour cette fois-ci (même si j'espère toujours me planter).

Toute cette chronique pour dire qu'au final on a pas trop d'avis, c'est un peu long désolé.










lundi 5 septembre 2016

Frameworks - Smother




Deathwish - Juin 2016


OUCH.


Ah autant prévenir d'entrée, dans cette chronique je suis bon pour utiliser la fine fleur des champs lexicaux portés sur la violence physique, les démonstration d'énervement, ou les choses mauvaises qu'on veut faire subir à des gens vraiment pas sympas. J'espère que vous êtes au point sur le sujet. Car Frameworks vient de sortir une bombe de hardcore moderne avec ce nouvel album, Smother. Alors pour résumer, cet album (au choix) c'est un coup de poing dans la gueule, une grosse envie d'hurler les paroles, et une belle branlée. Voilà pour le contexte. Vous en conviendrez, je peux pas dire mieux.


Rien qu'à entendre le titre qui ouvre cet album, The Fear of Missing Out, j'ai été complètement par terre. Car déjà, le son est parfait, l'équilibre entre les guitares aggressives, la basse qui te souffle dans la nuque, la batterie qui te cours derrière et le chant qui n'en finit pas de te hêler, si j'étais toi je prendrais mes jambes à mon cou. Enfin, de toute manière, Frameworks va te rattraper et tu vas passer un sale quart d'heure. L'urgence justement, c'est l'une des caractéristiques principales de cet album. Et sur ce point, que les chansons soient plus rapides, plus saccadées ou plus lentes, mon impression reste la même, celle d'être en permanence menacé, poursuivi. Je me cache dans un coin le temps de trouver un second souffle.


Pour le reste quand même, maintenant que je peux reprendre mes esprits, je vois la musique de Frameworks comme plutôt entre-deux sur pas mal de points. Pas sur la qualité tu vois, ca c'est le top du top (copyright à mon papa), mais plutôt dans la musique et les intentions. Du hardcore ni trop rapide, ni trop lent. Assez mélodique, mais aussi très direct par moment. Criard, mais sans le côté trop plaintif de certains groupes de hardcore Emo. Tu vois, sur ces échelles on est plutôt proche du milieu. Ni vraiment Modern Life is War, ni vraiment Pianos Becomes the Teeth en somme, mais un peu des deux. C'est sur qu'on est plus proche du second ("Pelicular People", "Tangled") dans les intentions. Mais "Song of Myself" par exemple sonne comme un bon compromis si je veux illustrer mieux ce propos.


Voilà, il me reste plus qu'à m'agenouiller, reconnaître la défaite, et laisse Frameworks m'emporter.


OUCH.



PS: Si ca rentre pas dans mon top de cette année, c'est qu'il y aura eu des sacrés autres trucs jusqu'en Décembre.



mardi 16 août 2016

La Playlist de: l'après-été 2016 - 100% née et élevée en France


Même si tu l'as pas bien vu arriver, l'été est là, et est déjà presque fini. Mais pas de soucis, je vais prolonger l'été dans ton coeur pour un moment avec une petite playlist. Et pas besoin d'aller aux US pour la trouver, non non. Tu peux rester là, en France, et trouver du punk-rock parfait pour un barbecue avec tes copains avant que l'hiver se pointe.
Donc, oublies la sauce barbecue, prends de la béarnaise. Oublies la Bud, prends une 1664. Laisses ton tee shirt Hot Water Music de côté, et mets plutôt celui de Wank for Peace que t'as acheté le mois dernier. Et bien sur, surtout pas de NoFX ou de The Get Up Kids pour la musique. A la place, appelles moi Arnaud Montebourg (ou pas) parce que tu vas écouter du 100% Francais.
Bref, on y va avant que ca dérive.

Nightwatchers - Good Kids Obey



Autoprod' - Juillet 2016

Commencons par une nouveauté, tiens. Plus particulièrement, voici le premier EP des Toulousains de Nightwatchers. Et leur devise pourrait ressembler à "c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure confiture". En clair, si tu veux faire du punk rock simple, efficace, qui sonne vraiment power pop à l'ancienne, autant prendre les meilleures influences, comme les Ramones bien entendu, mais aussi une bonne dose de power pop donc, et une toute petite touche de punk-hardcore des tout débuts. Et tu arranges tout à ta sauce, avec l'expérience accumulée de tes projets musicaux précédents pour pas que ca sonne trop cliché ou banal. C'est la recette Nightwatchers, et cet EP est franchement cool à écouter, sans fioritures mais qui sait aller à l'essentiel. Et c'est bien, parfois!


Traverse  - Winter Songs for Summer Bruises

Coprod' (Brassneck Records, Bad Mood Asso, Bad Wolf Records,
Fireflies Fall, Deux Pieds Deux Dents) - Février 2016
https://traverseparis.bandcamp.com/

Six mois de retard oui, mais pour la bonne cause. Car le premier EP des Parisiens de Traverse se déguste encore mieux une fois l'été installé. Pour ma part, c'est en plein dans le mile. Du punk-rock frais, bien efficace et qui te rentre dans la tête en deux-deux. Cet EP se base sur des morceaux entre Floride 100% punk-rock ("Lights Off", "The More Miles The Less Troubles"), et Californie un peu plus mélo ("Rooms"). A propos, "The More Miles The Less Troubles" est juste un tube parfait. La recette est toujours la même mais c'est toujours aussi bon. Les copains, les bons moments, et une bonne dose de musique, c'est pas compliqué tiens. Peut-être bien que c'est un de mes EP préférés de 2016. Peut-être bien.



Supermunk - Photophobic



Autoprod? - Février 2016 

Supermunk est un supergroupe qui a sorti un album superbien en début d'été. Et surtout, ils ont un superchanteur guitariste en la personne de Forest Pookie, qui du plus loin que je me souvienne a toujours transformé les groupes dans lesquels il a joué (j'ai besoin de faire la liste?) en groupe qui valait vraiment le coup, avec son chant si caractéristique. Oui, même Black Zombie Procession. Pour Supermunk, on est dans le punk-rock qui lorgne un peu vers l'indie, en restant assez classique il faut bien le dire. L'avantage qu'il a par rapport à d'autres, c'est un chant parfait comme prévu, mais aussi un gros basse-batterie, qui en impose, tout en restant assez simple mais surtout bien efficace. Grâce à tout ça, l'album est bien sympa, et on bouge la tête du début à la fin. Impeccable, ca va t'aider pour la rentrée.

Water Mane - Flaws First



Water Mane, si vous me lisez un peu, vous savez que c'est mon genre (de groupe, quoi que les gars sont bien minions aussi kiss) et que c'est sympa comme tout. C'est déjà une bonne raison pour mettre leur nouvel EP dans votre playlist en cette rentrée. Dans cet EP il y a 4 chansons de punk-rock dans lesquelles on retrouve tout de suite le son et le style de compos de Water Mane. Je peux pas mieux dire. On peut tourner ça de différentes façons, la mienne étant la suivante: c'est vrai que le style reste très calqué sur l'album précédent, mais les chansons sont bonnes et je n'ai certainement pas été déçu. Donc oui, si t'aimes Make Do And Mend, I Am The Avalanche, et le punk-rock de Floride en général, ca devrait bien passer entre tes oreilles. En d'autres termes, si t'aimes bien Water Mane, tu devrais bien aimer le nouvel EP de Water Mane. Oui?



RAVI - Masses


Au cas où tu l'as pas remarqué, RAVI, un groupe sur le podium de mes groupes préférés de punk-rock émotionnel en France de tous les temps, est de retour. Et leur dernier EP en date, Masses, sorti en 2010, vient d'être réédité dans un superbe vinyle 12" par une conspiration de labels affiliés à des émissions de radio. Du grand Emo-punk made in France, avec ses refrains ultra catchy et ses voix aui se melangent. Cet E.P. représente pour moi le meilleur de RAVI, et c'est vraiment une bonne idée aue de le réediter en vynile. Pas de longs discours c'est génial, alors écoutes le!

Pour chopper le vinyle:
https://checkout.bigcartel.com/2763911/PTXICK37351E468O94ZYU86G2/shipping

Y'en a pas des masses, alors dépêches-toi!







mercredi 20 juillet 2016

The Hotelier - Goodness



Tiny Engines Records - Mai 2016

Désolé pour les zizis et les minous sur la pochette. J'ai pas tout compris. 

La course au titre (à peine) convoité de "meilleur album de l'année dans mon cœur" pourrait prendre un tournant inattendu. Parce qu'avec la ribambelle de bons groupes qui ont sorti des albums en Mai/Juin, cela a fait bien des choses à écouter. Et, au milieu de cette sélection printanière, se trouve le nouvel album de The Hotelier, Goodness, que j'ai vu un peu passer par hasard au milieu des Thrice, Tiny Moving Parts, Half Hearted Hero, Sport et autres. Je me suis quand même dit que j'allais y jeter une oreille et ce choix s'est avéré particulièrement avisé.

Car je suis pratiquement tombé de ma chaise. Bon, je croyais déjà en leur potentiel, leur dernier album en date avait déjà attiré mon attention, mais sans pour autant me faire vaciller d'un pouce dans mon siège de bureau. Ce coup-ci, la donne a complètement changé. Car à contre-pied des groupes du genre, qui ont tendance à tomber beaucoup trop dans la Shoegaze-Emo-Indie gavée d'effets et de buzz en tous genres, ce qui est beaucoup trop pour moi, cet album me donne une impression sobre et naturelle au possible.

Tout commence avec l'introduction, une texte lu, sans musique, sans rien. Je sais pas, mais ca m'a mis dans une ambiance spéciale lors de l'écoute. Calme, reposé, mais pas si mélancolique que ca. Et puis la musique arrive sur la pointe des pieds. Une batterie ultra simpliste qui donne le rythme, une guitare en fond, un chant posé ("Goodness Part 2"). Puis tout s'accélère un peu, tout en laissant une pointe de retenue. Le son est presque calfeutré, comme si on ne voulait pas trop en faire, pas trop en dire. Comme si on restait là, entre amis, à aimer faire l'un des trucs les plus simples du monde comme parler autour d'une bonne bouteille. Tout le monde est autour de la table, écoute, on parle de tout et de rien, on apprécie juste d'être ensemble. Goodness, ça m'as fait un peu cet effet là. Pas le genre de soirée où on rigole à fond et on se mets la cuite. Non, juste à discuter, boire un coup, et se raconter quelques histoires. Partager quoi.

Des interludes, des bizarreries, ponctuent cet album fait de parfaits morceaux d'Emo indie à la réalisation millimétrée. Rien qui dépasse. Tout me semble si léché, réalisé dans un souci du détail stupéfiant. Alors oui, on peut sentir un côté vraiment policé, lustré, ce qui peut vite se transformer en désavantage. Comme je le trouve souvent dans des groupes indie qui font de la musique calme et chiadée en fait. Mais pas là, bizarrement, où le mélange entre des passages bien entraînants et des moments calmes se fait parfaitement. "Two Deliverances" en est un exemple parfait.

En fait, je me suis pas ennuyé une seule seconde en écoutant cette album une fois, deux fois, trois fois... Ce qui ressemble à un exploit. Et je l'écoute encore beaucoup.

Bravo The Hotelier.




mardi 12 juillet 2016

Wake The dead - Under The Mask



Demons Run Amok - Mai 2016


Cette chronique pourrait tourner court. Car rien qu'en lisant le titre on a déjà tout compris. "Wake The Dead - Under The Mask". Alors on a pas tous les détails c'est vrai, mais il ne faut pas se plonger dans l'histoire complète du punk-hardcore pour voir la référence. En clair: tu sais déjà si tu aimes ou pas. Tu sais déjà si tu vas aimer ou pas. Et, sans rien trahir, c'est presque ce qu'il va se passer en écoutant le disque. Wake the Dead et moi, à première vue, y'a des chances qu'on ne soit pas trop Partners in Crime. Désolé si je vous froisse un peu. Mes chroniques, The Trouble I Love.

Donc au début, cette chronique aurait pu se résumer à:
"Voici le nouvel album de Wake The Dead de Marseille, du punk-hardcore en furie comme Comeback Kid, Verse ou Another Breath. Cet album est bien, la réalisation est bonne, les compositions efficaces. C'est toujours un genre de musique que j'aime bien écouter".
Fin du bal, stoppez l'orchestre. Dans ce cas là, Talk is Cheap.

Sauf que l'histoire pourrait bien ne pas s'arrêter là, car moi aussi j'ai My Other Side. En y réfléchissant un peu, il faut soit les avoir bien accrochées, soit être un peu cinglé, pour appeler son groupe comme l'un des meilleurs albums d'un des meilleurs groupes de punk-hardcore moderne qui ai existé. En plus, le plus souvent, False Idols Fall. En d'autres termes, les copies s'effacent plus vite que les originaux. Il faut par conséquent assumer la référence. Donc, je deviens curieux: que se cache-t-il derrière le masque de Wake The Dead?

Je connaissais Wake The Dead, je crois même les avoir vu en concert une fois il y a un bon moment. Ouais, c'est bien ca, du punk-hardcore bien énervé, dans la lignée de groupes ricains comme ceux que j'ai cité plus haut. Je peux aussi parler de Champion, Have Heart et d'autres. Et puis pas vraiment de doute, ca attaque direct avec "Letter to You". Le décor est planté, gros choeurs, mosh parts et roulette en veux-tu en voilà. Ma première impression est donc bonne, je suis content d'entendre que dans le punk-hardcore du genre, Bright Lights Keep Shining. Ensuite, pour jouer franc jeu, il y a une alternance entre des super titres et d'autres qui manquent un peu d'ampleur, ou qui sonnent un poil hardcore cliché pour moi, mais rien de bien méchant. Pourtant, ces chansons sont loins d'une pâle copie de punk-hardcore, et l'écoute est loin de me faire Losing Patience. C'est efficace, bien rentre-dedans, on est parfaitement dans les codes du genre.

Au fil des écoutes, entre Wake The Dead et moi, Our Distance se réduit, et je commence à apprécier le son, les compos. Le point culminant? "M" surement, avec un début bien typé HC moderne, puis l'explosion où j'ai vraiment eu envie de lancer des chaises à travers les murs. Un bon point.

Sous leur masque donc, je trouve donc pas mal de bon chez Wake The Dead. Je suis d'accord, on ne peut pas tout avoir et cela n'enlève rien à la musique, la critique est toujours plus facile. Wake The Dead ne vas pas Falling Apart de sitôt et j'espère voir bientôt ce que ca donne de mes propres yeux. Bon quand même, j'espère que la vie de Wake The Dead sera longue, et que cet album n'est pas leur Final Goodbye.


PS: A travers cette chronique, j'ai aussi voulu rendre grâce à Wake The Dead de Comeback Kid, aui est vraiment un album que j'adore. C'était l'occasion! 

vendredi 1 juillet 2016

Sport - Slow


Mai 2016 - (sortie physique été 2016)

"

Mon très cher Sport,

J'espère que tu vas bien et que j'aurai l'occasion de te revoir bientôt.

J'ai eu des nouvelles par les réseaux sociaux et j'ai écouté tes chansons. Elles sont toujours aussi bien. Par contre, j'ai été assez surpris d'apprendre tout ca par internet. Pourquoi ne pas avoir prévenu? Je ne comprends pas bien. C'est un peu comme si j'apprenais que mon club favori était champion sans que j'ai pu assister à la totalité du match. Enfin surtout, sans avoir pu le préparer avec mes copains, spéculer sur le contenu, sur les rumeurs, sur ce qu'on attendait. Attendre le jour J, l'heure H, pour laisser éclater sa joie quand tout serait enfin disponible.

Parce que oui, Sport, tu ressembles à mon club favori, et je te garantis que je ne suis pas seul dans cet équipe. Alors là bon, j'ai été assez surpris quoi. Un nouvel album, Slow, comme ça, sorti d'un coup. Comme si demain Messi était transféré en Angleterre sans que personne n'ai été prevenu. Bref, comme toujours j'exagère. Pour l'objectivité aussi, on repassera. Mais ce n'est pas l'objectif de cette lettre.

Toi et moi, on se connait depuis un bail. Je t'ai toujours supporté, même face à tes détracteurs, même si y'en a pas beaucoup c'est vrai. Je suis venu te voir à Strasbourg dès 2011, on a même joué ensemble à Clermont. Dès le début, tu avais su mettre en moi une flamme émotionnelle, celle qui brûlait des années auparavant dans l'Emo-Punk de l'autre côté de l'Atlantique et que je n'avais pas bien connu. Ta musique m'accompagne souvent, que ce soit la petite démo, le premier album Colors ou le second Bon Voyage que j'adore aussi. Je parle de toi à plein de gens que je connais et tout. Je réecoute les albums comme un supporter de Cruyff regarderait encore des cassettes du football total de l'Ajax Amsterdam des années 70, toujours avec le même sourire et la même satisfaction. C'est dire.

Alors au final, j'ai trouvé dans Slow presque tout ce que j'attendais de toi dans un sens. Le même style de jeu, moins offensif mais toujours avec de beaux mouvements. J'adore "Nod", et "Full House" par exemple, qui se suivent. Les deux chants qui se croisent, les petites guitares aigues, l'enregistrement live "comme si on y était". Je te reconnais intantanément en fait. Tu m'as aussi un peu surpris en intégrant du chant en Francais et ca te va bien. Pour autant, je suis un peu moins excité à l'écoute, sans pouvoir expliquer en détails pourquoi. Peut-être parce que je connais mieux tes rouages, ta composition d'équipe et ta tactique. Est-ce pour ca que tu as voulu surprendre tout le monde en sortant cet album d'un coup? D'un coup tactique? Difficile à dire.

C'est vrai qu'on reconnaît ton style directement. Parce que maintenant c'est toi qui fait la mode. Tu a relancé un système qui existait déjà, et tu l'as modernisé. Comme Guardiola avec le Barca. Puis maintenant, les autres te font référence. On ne cherche plus trop à savoir à qui tu ressembles, mais qui te ressembles. Et c'est le point important je crois.

En résumé, Slow, c'est une parfaite définition de cet album. Bravo. J'espère te voir vite, sur la scène Francaise ou Européenne !

Prends soin de toi. Doucement.

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