jeudi 10 décembre 2015

Slice of Life / Valley split






Octobre 2015 - Aidez-les pour sortir un vinyle ! 

OU


Quand deux groupes Français qui ont sorti chacun un très beau premier EP l'année dernière décident de faire un split, je deviens très attentif.

D'un côté, Slice of Life. Je l'ai déjà dit (et j'ai pas changé d'avis pour une fois), leur premier EP est super. Inséré dans la veine Emo-punk qui coule à flot en ce moment, ils ont réussi à sortir du lot.
De l'autre, Valley. je l'ai déjà dit (et j'ai pas changé d'avis non plus), leur premier EP est super. Inséré dans la veine Emo-punk qui coule à flot en ce moment, ils ont réussi à sortir du lot. Eux aussi.

Quoi, alors ces deux groupes sont pareils? J'ai jamais dit ça hein. Enfin, les puristes vont noter des tas de différences, mais moi avec ma culture punk-rock " a peu près", pas tant que ça. Je dirais simplement que Slice of Life est un peu plus tourné vers le punk-rock US, avec une voix plus rauque qui fait d'avantage référence aux cigarettes enchaînées à la suite et au whisky avalé au goulot. Du côté de Valley, la musique est un poil plus gentille, mais j'aime aussi. Moins punk en quelque sorte, avec peut-être un côté mélodique plus abouti, et un chant un peu plus en retrait, mais qui reste assez brut je trouve.
Un choix? Les deux mon capitaine. Sans rire, difficile à dire. Et pour me faciliter encore plus la tâche, ils m'ont demandé de faire une chronique de leur split en commun, sorti il y a quelques temps. Je me lance.

Deux titres chacun, une jolie pochette, en même temps j'en attendais pas moins. Pour la musique en revanche, on va voir l'évolution des deux côtés, et il y a peut-être quelques surprises.
- Valley d'abord. Dans un sens, je retrouve ce que j'avais aimé dans leur premier EP. Des belles mélodies de guitare, des accents presque post-rock par instants, et puis un côté franchement plus Emo-indie qui perdure et me contente. Dans l'autre, ça me fais pas le même effet, car peut-être que la surprise est un peu passée. Je trouve que, même si ça reste impeccable à écouter, on a perdu un peu ce côté brut et frais du départ, et c'est dommage.C'est pas si évident à expliquer en fait, alors prenez ça avec des pincettes, je vous remercie.
- Slice of Life ensuite. On garde un bon son typé Latterman et consorts, ça file la pêche et j'en suis ravi. Honnêtement, ces deux titres me paraissent beaucoup plus convaincants que ceux sur leur split avec The Mountain River. Et puis, j'ai l'impression que l'énergie reste présente même si les morceaux me paraissent un peu plus fouillés, dans le sens ou ils s'inscrivent plus dans la longueur, sont peut-être moins bruts que ceux de l'EP.

En clair et pour résumer, j'ai l'impression que le Slice Of Life de ce split se rapproche un peu du Valley premier EP, avec des mélodies plus abouties mais sans perdre trop ce côté punk-rock. Ensuite, le Valley de ce split prend une direction différente, je dirais moins punk et plus indie, et je reste un peu sur ma faim. Il n'en reste pas moins que ces deux groupes là sont vraiment à la hauteur, restent super agréables à écouter, et que j'aime bien toujours. Même si je suis pas toujours très sympa. Grrrrr.



mercredi 2 décembre 2015

1 minute chronique #7 - The All Brights - ... Are wild for the night



Voilà une groupe qui porte bien son nom. Car les membres de The All Brights sont dans la lumière du punk-rock depuis un bail. Le casting est en effet très alléchant avec notamment l'ancien batteur de Good Riddance et Monsieur Dave Hause que j'aime beaucoup, surtout parce qu'il a joué dans The Loved Ones. Mais en fait, c'est aussi parce qu'il joue "Trusty Chords" de Hot Water Music à la perfection en acoustique, et que ça me donne des frissons à chaque fois.

Bref, voila un groupe qui porte bien son nom. Car la musique de The All Brights est... Brillante (merci). C'est du punk-rock qui se prend pas au sérieux, avec une dose de surf et un soupçon de garage. Un truc qui fleure bon la Californie, le soleil, la plage et tous les compagnies. Et ça réchauffe à fond. Voici donc leur premier EP, qui s'appelle ".. Are wild for the Night" et qui est sorti chez Red Scare il y a un peu moins d'un mois. Il sera parfait pour endurer ton hiver rigoureux.

Ca attaque parfaitement avec "Hell on a surfboard" d'un cliché punk-rock mélodique ravissant. J'aime écouter la voix de Dave Hause sur ce genre de musique, ça fait du bien. Simplicité enfantine, fun, mais parfaitement réalisé. J'aime les "wou hou houuu " et les "ohhhhh ohhh" dans chaque chanson, j'aime hurler "West Coast Fuck You" même si je sais pas pourquoi, j'aime mimer les solos de guitare avec mes doigts boudinés. mais surtout j'aime que tout soit fait avec sérieux derrière, parce que ça joue propre quoi. "Happy Hours" sortie tout droit d'un nouvel album de The Loved Ones, encore bien vu, même si c'est un peu plus mélancolique. Et puis "Wild for the Night" qui revient au soleil, la boucle est bouclée. 

C'est un EP super pour pas se prendre la tête, et revenir à l'essence même du punk-rock made in California: nous faire sourire et danser ! West Coast Fuck You !




mercredi 25 novembre 2015

Heavy Heart - Discoveries



Autoprod' - Octobre 2015


Dis donc, les groupes avec des cœurs dedans, c'est un peu la mode sur la scène punk-rock Française non?  Après les jours des cœurs froids, de Caen, voici le gros cœur de Nantes. Remarquez en ce moment, on en a bien besoin d'un gros cœur.

Heavy Heart donc, est un tout nouveau groupe Nantais qui fait dans le punk-rock depuis peu, car leur démo toute fraîche vint de faire son apparition sur les internets. Pour faire un cœur gros comme ça, prenez des petits cœurs et assemblez-les. Et dans la région il y a matière. Dans mon ordre de préférence, il y a La RuptureHomesick, et One Thousand Directions par exemple, qui ont tous illustré leur scène ces derniers temps. Prenez un peu de chaque, faites-les cohabiter, et vous obtiendrez Heavy Heart.

Cette histoire, elle est vraie pour les membres, mais aussi pour la musique. Je reconnais le punk-rock made in Florida que pratiquait La Rupture, et le côté plus indie-punk de One Thousand Directions par exemple. Au final, ces deux groupes étaient pas différent que ça je trouve, et peut-être pas non plus différent de Heavy Heart. Sauf que c'est pas si simple non plus. Alors oui, c'est du punk-rock pur et dur, dans le sens punk rauque, comme le pratiquent (à la volée) le Samiam récent, The Lawrence ArmsBanner PilotElway ou bien d'autres. Avec même ce côté un peu indie qui passe partout. C'est assez bien fait, et ça me déplaît pas du tout. Pourtant, je crois qu'il va en falloir un peu plus pour faire battre mon cœur à la chamade.

Mais quand même, mon rythme cardiaque c'est tout de suite accéléré avec "Cursed". C'est simple mais cool avec la deuxième guitare, et ça lance bien le truc. Un peu comme quand on rencontre une nouvelle fille jolie pour la première fois. Des filles, t'en vois tous les jours, pourtant mais celle là a plein de trucs qui font que tu la trouves jolie. Bien habillée et tout. Et comme elle est nouvelle dans le quartier tu vas lui parler. Et ton cœur s'emballe un peu en y allant. Bref, cette intro est super.

Ensuite, "Summer Letter" pourrait sortir d'un nouvel EP de La Rupture sans difficulté avec des accents de Gainesville pop.  La suite s'enchaîne bien, même si c'est assez gentil quoi. Une fois jeté à l'eau, tu lui parles à cette nana, elle est sympa, et t'as vraiment l'impression de la connaître, même si au final vous vous êtes pas dit grand chose. Cette musique c'est ça, j'ai l'impression de déjà la connaître sans être arrivé au bout de l'EP. Mais ça ne me gêne pas spécialement pour autant.C'est juste pour continuer mon analogie douteuse dans cette chronique.

En fait, la seule chose qui est dommage, c'est que la nana te réserve pas de surprises, c'est pas trop son genre ça a l'air. Si tu restes avec elle, t'es sur que ça se passera bien, mais sans trop de folie. C'est ce qui pourrait résumer mon avis sur cet EP. C'est bien, j'aime l'écouter, j'aime les compos et tout, mais ça me surprend pas. C'est ni bien ni mal, c'est juste une remarque qui m'as traversé la tête en passant.

Pourtant que j'ai écouté plusieurs fois, et je l'écouterai encore. C'est un bon EP de punk-rock, pour ceux qui l'aiment comme ça. Et c'est mon cas.


Vas-y, c'est à prix libre: http://heavyheartnantes.bandcamp.com/releases

lundi 16 novembre 2015

Drug Church - Hit Your Head





Drug Church – Hit Your Head




Je dois avouer que j’ai eu peur. Parce qu’entre Superheaven qui nous sort un album tout mou, et Title Fight qui nous sort un album tartiné d’effets en tous genres, j’ai eu peur. Peur qu’on oublie le punk-rock incorporé de Grunge, d’un peu de Hardcore et d’un poil d’Emo, mais surtout qui reste ultra simple et efficace.

Mais ça, c’était avant. Avant d’avoir écouté le nouvel album de Drug Church, Hit Your Head, sorti sur No Sleep il y a quelques jours. Le sourire s’est si rapidement soudé sur ma figure que j’avais l’air encore plus niais que d’habitude. Bref, autant le dire tout de suite, j’adore. D’autant que c’est simplement un side project à la base. Alors merci Patrick.

Enfin merci Patrick, ça sonne un peu  « merci tonton Patrick pour mon jeu de Game Boy à mon anniversaire ». Sauf qu’on en est loin, car ce Patrick, c’est Patrick Kindlon, leader charismatique de Self Defense Family. Et là, ça change tout. Car outre le fait que je n’aime pas spécialement Self Defense Family, même si on me le vend assez, j’ai quand même envie d’aimer Patrick. Et voilà une excellente raison.  Alors Patrick, à part nous raconter sa vie dans Self Defense Family, avec toujours un laïus qui traîne, il nous raconte aussi sa vie dans Drug Church, mais peut-être d’une manière plus détachée qui n’est pas sans me déplaire. Moins sérieux, plus direct, c’est un peu le résumé de cet album.

En deux mots, c’est du punk-rock un peu hardcore qui a pris une bonne dose de Grunge 90’s, et un peu d’Emo historique pour s’étoffer. Et surtout, le chant éraillé, crié, vraiment caractéristique, qui fait toute la différence. Alors il a bien quelques défauts, c’est sur. Par exemple ? J’ai l’impression qu’il a 3 fois la même chanson, c’est monotone quoi. Les riffs sont parfois vraiment super basiques, mais je crois que c’est l’idée. Pas grand-chose finalement, tant cet album s’écoute bien.

Non mais « Aleister » sinon, c’est pas un gros tube ? Ah c’est d’une simplicité. Peut-être que dans un autre contexte j’aurais dit que c’était pompé, trop basique, et tout. Mais que le coup ça me choque pas, au contraire je suis content de voir qu’on peut encore faire des chansons aussi simples. Tant mieux, mais je peux comprendre si tu trouves tout cela un peu surfait.

Je ne peux donc que t’inciter à jeter une oreille attentive sur cet album. Eh ben c’est bien. 

samedi 24 octobre 2015

Cold Heart Days - Demo 2015




Autoprod' - Octobre 2015

Comme quoi, manger des omelettes et des barres chocolatées avec une blogueuse de mode peut avoir du bon. Non seulement on mange bien, et pour pas cher, mais on passe un bon moment (avec celle-ci du moins). Enfin surtout, ce qui devrait t'intéresser au plus au point, on entend des noms de groupes qu'on connaît pas trop et qu'on a envie d'aller écouter.


Coup de chance, ça a marché du premier coup, car elle a tapé dans le mille. Cold Heart Days elle a dit. Elle a même ajouté "Et ça c'est un peu trop beau". Tiens ça me disait quelque chose, mais sans trop me rappeler. Alors mettons bandcamp en route. Cold Heart Days donc, à par un joli nom, c'est un nouveau groupe de Caen, Normandy, France. Punk-rock/Emo-punk y'a marqué sur le bandcamp. Ca m'intéresse. En plus Caen, ça m'a tout l'air d'être un terreau favorable pour ce genre de musique, et j'en suis Ravi.


Coup de chance, ça a marché du premier coup, car l'intro a tapée dans le mille. Punk-rock, un poil d'Emo, c'est tout ce que j'aime. C'est sur que ça va me faire rester. En plus, le son est plutôt très cool pour une démo, et c'est un point important que l'on peut déjà signaler. Pour la suite, on découvre le chant sur une chanson vachement indie-punk, dans la veine de ce qu'il se fait pas mal ces temps-ci c'est sur, mais avec un accent de punk-rock Français que j'ai eu l'impression de reconnaître tout de suite. C'est bizarre, ça me fait presque penser à Flying Donuts ("This Song We Used To Love"), mais auquel t'as ajouté des chœurs plus fédérateurs, et un côté Emo-punk qui va quand même bien. Plus près d'eux, je pense aussi un peu à Ravi. Pour le coup ça semble plus évident, même si ici c'est un peu plus lourd, plus couillu, je crois.  En tout cas c'est simple, ça tourne bien, même si je ne suis pas méga emporté par le chant. On peut pas tout avoir non plus.


On avance, et le côté punk-rock ressort de plus en plus. Je pense à un tas de groupes que j'écoute mais je suis même pas capable de sortir des noms. T'inquiètes c'est souvent comme ça. En tout cas le terrain est connu, le paysage pas ultra dépaysant, mais ça ressemble plutôt à une ballade en caisse au coucher de soleil sur la route 66 qu'a une traversée de zone industrielle moisie. Encore des bons points. "Dear X,..." avec ses magnifiques chœurs de fin,"Wearin' Black" où le level de rock'n'roll a sensiblement augmenté. C'est bien. 


Finalement, en y repensant, c'est peut-être ça le charme de Cold Heart Days. Faire de l'Emo-punk comme on l'entend, mais avec une "French Touch" qui me rappelle plein de groupes que j'ai écouté et vu en concert. Alors bon il reste du boulot pour vraiment susciter une admiration sans faille chez moi, mais, ce que je viens de raconter, c'est (j'espère), une super raison pour:
- Télécharger leur démo. T'as pas d'excuse elle est gratos sur leur bandcamp.
- Ecouter leur démo. Oui ça serait con qu'elle reste au fin fond de tes downloads.
- Les suivre de près. Ils vont bien faire parler d'eux dans les mois qui suivent.
- Espérer une suite bientôt !









 

jeudi 15 octobre 2015

Fortune Cookie Club - L'autre


Juin 2015


Ah.. Le Québec ! 

Le Québec, c'est un peu les Etats-Unis, mais en Français. Avec cette phrase toute faite, t'es surement pas plus avancé mais tant pis pour toi. Le Québec, je n'y ai jamais mis les pieds (pas encore tout du moins j'espère). En fait, ma seule expérience remonte à quelques reportages de la collecte du sirop d'érable sur France 5, autant dire que je suis proche de zéro. Ma connaissance des gens? J'ai regardé "j'irai dormir chez vous", ça compte? Bon tant pis. Ma connaissance de la scène punk-rock? Quelques émissions de radio Françaises relatant du Pouzza Fest, et quelques articles de blog bien sentis. Bref, l'historique s'arrête ici et autant dire que cest pas glorieux.
Néanmoins, à défaut de vivre l'expérience là-bas, le Québec est venu à moi lors d'une soirée Grenobloise. En marge d'un concert de Maladroit, j'ai rencontré Noé Talbot, qui m'a parlé de sa vie, de musique, de son groupe tout ça. Et son groupe, c'est Fortune Cookie Club, qui vient de sortir leur nouvel album, L'autre.


Vous dites? 

Fortune Cookie Club viennent donc de Montréal, et ils font du punk rock en Français. Du punk rock comme Les Vulgaires Machins, comme Guerilla Poubelle (un peu), tout ça. A vrai dire, j'avais déjà vu la sortie de leur album en France, sur Guerilla Asso, il y a quelques semaines. Mais bon, sans trop me pencher dessus, j'avais pas vraiment accroché. A dire vrai, je ne suis pas un grand fan de ce genre de punk-rock en général, je serai surement donc assez délicat à convaincre. Mais j'écoute bien volontiers. En même temps, il y a un paquet de groupe pour lesquels il a fallu que j'écoute et réécoute pour aimer, et puis je suis pas à une contradiction près. Alors je me suis mis en selle.


Pret? Feu? Go ! 

Ce que je peux dire déjà, c'est que le punk-rock de Fortune Cookie Club est engagé. Noé Talbot manie bien la plume et nous donne matière à réfléchir, et comme c'est chanté dans ma langue maternelle c'est plus simple. Ce qui donne encore plus d'importance aux paroles, et pour le coup autant au niveau de l'écriture que des thèmes abordés, c'est enrichissant et convaincant.
En ce qui concerne la musique, honnêtement j'ai pas trop matière à m'étendre. Les structures sont assez basiques, simples, sans grande révolution. En écoutant, je suis ni super emballé, ni vraiment déçu, mais il faut dire que c'est déjà pas mal pour moi qui n'aime pas vraiment le genre.


Second souffle

Pourtant, j'ai écouté plein de fois et bien aimé. D'une part pour la singularité du chant, d'autre part pour l'efficacité des mélodies et la sincérité de l'ensemble. J'aimerais bien voir ce que ça peut donner en concert cette affaire, tu risques de passer un bon moment. Il faut que je planifie un séjour à Montréal, et puis c'est tout.


En passant la ligne


J'aimerais bien éviter encore de faire des phrases toutes faites, y'en a déjà bien assez dans ces quelques lignes. J'ajouterai juste que ma rencontre avec Noé Talbot a vraiment été super intéressante lors de cette soirée vite terminée. Rien que pour ça, ça valait le coup d'écrire cette chronique, et de passer du temps à écouter son groupe. Parce que le punk-rock, à la base, c'est des rencontres. Et c'est pas mal pour ça qu'on le fait, et qu'on l'aime.




jeudi 10 septembre 2015

Not On Tour - Bad Habits







Phobiact Records - Effervescence Records  - Spastic Fantastic Records - IN Ya face



Du Tiramisu?

Alors ça, c'est toujours la même histoire. Tu te fais avoir, presque à tous les coups. Comme quand t'es tranquille au resto avec des copains, que t'as déjà mangé bien plus qu'il ne fallait, mais que le serveur arrive, le sourire aux lèvres, avec la carte des desserts: "Un p'tit dessert messieurs dames?". En plus il ajoute "Je vous conseille le tiramisu maison, il est délicieux". T'as pas faim, plus faim pour être précis, t'as même pas pu finir ta part de pizza. Mais t'en as TROP envie d'un coup. T'en as mangé pourtant des tiramisus, en particulier en Italie l'année dernière dans ton super roadtrip, t'es même un genre de spécialiste j'ai envie de dire (enfin ton blog culinaire le laisse penser). Mais tu prends toujours plaisir à en goûter un bon. Un peu superflu, mais toujours aussi plaisant. Et tant pis pour ton estomac.

Quel rapport avec Not On Tour?

Eh bien Not On Tour c'est ça. Du punk-rock mi-pop mi-roulette, des chansons efficaces, un chant super cool. Du punk-rock maison, que t'as écouté des milliers de fois, mais que tu prends toujours plaisir à ré-entendre. Mais bon, au final, ça a rien de si spécial cette musique, t'en écoutes depuis des lustres. Mais quand c'est si bien fait, ça marche à tous les coups. Comme un bon tiramisu.
En plus, tu risques pas de le regretter tout de suite, parce que ça se mange d'une traite. Des petites chansons de deux minutes, avec 2 ou 3 riffs, des structures ultra basiques, et 90% de déjà-vu et revu. Mais, contrairement à plein de trucs qui t'ont juste traversé les oreilles sans s'accrocher nulle part, cet album s'agrippe tant qu'il peut. Revue de détails.

En bref, Not on Tour nous vient tout droit de Tel Aviv, en Israël. Voici leur 3ème album, Bad Habits, qui ressemble ultra fort à une compilation de tubes de l'été. Mené de front par une chanteuse à la voix taillée pour une groupe de punk-rock, Not On Tour nous propose une sorte de quintessence de pop-punk vitaminé en qui te mets en joie. Et puis c'est tout. Pour t'en convaincre, il suffit d'écouter "Flip" qui ouvre le bal de Bad Habits. Intro roulette, refrain tout droit, petites pauses bien senties, choeurs à fredonner en sautant dans la piscine, on en demande pas plus. Et ça continue, avec des titres qui s'enchaînent à grande vitesse. "Write it Down" avec un accent presque garage-surf, tu peux pas perdre le sourire avec ça. "Different King of Weather" avec un revival punk-rock à la The Distillers, on y est. Oui, 95% est prédit à l'avance, mais bon laissons faire. Même pas 20 minutes plus tard, le bouquet final est au rendez-vous, avec "Failing" et surtout "Wake, Work, Sleep" dont on croyait la structure trop jouée et rejouée pour être encore utilisée dans un groupe de punk-rock, mais qui au final est peut-être la meilleure chanson de cet album.


On lui reproche rien alors? 

Bah, c'est pas si simple. Parce que les reproches qu'on peut faire, ce sont les mêmes pour n'importe quel groupe du genre, même très bon. En clair, c'est monotone, et ultra répétitif. Mais tout ça est formidablement bien caché, et c'est peut-être ça qui fait la différence. La monotonie, on la sent pas car ça va vite, ça s’enchaîne, les chansons sont d'une efficacité folle et on a pas le temps d'y penser. La répétition, c'est autre chose. Mon explication la plus crédible est qu'on écoute ce genre depuis si longtemps, que si c'est bien fait, même sans surprises, on aimera. Et c'est pas si grave.


Pour conclure

Tout ça, c'est du blabla. Not on Tour, j'aime ça parce que c'est super frais, et tant pis si on ne peut pas enlever les points faibles du genre. Car à chaque fois qu'on me sert un tiramisu comme ça dans mon assiette, j'en redemande. Et c'est très bien comme ça.