mercredi 15 juillet 2015

Playlist de l'été 2015 - Feat. Le Dico de l'Emo & Joining the Circus

Cet été, vous allez peut-être partir en vacances, ou pas. Que ce soit l'un ou l'autre, nous avons pensé à vous. NOUS? Oui, car je ne suis pas seul sur le coup. Parce que, comme pour un barbecue réussi en plein été, il faut absolument des (bières et des) copains. C'est parti. Voyons qui est autour de la table:
 - Le premier est (re)connu grâce à son super blog, le Dico de l'Emo, et autant dire qu'il est au point.  VoiciGuillaume DE. Retrouvez sa belle plume ici: http://ledictionnairedelemo.blogspot.fr/
- Le second est plutôt célèbre pour sa voix, qui porte sa science du punk-rock depuis 10 ans dans son émission Joining The Circus. Voici Guillaume Circus. Retrouvez sa jolie voix ici: http://joiningthecircus.free.fr
Un grand merci à eux pour leur participation.

Ensuite, pour expliquer cette playlist, voici une petite mise en situation:
- D'un côté, ce sera pour vous les "vraies" vacances, le soleil, la plage, les chouchous et les baignades rafraîchissantes. Tout le monde va envier vos photos sur les réseaux sociaux avec vos belles dents sorties qui disent à quel point vous êtes contents, et surtout votre chapeau acheté spécialement pour l'occasion. Bref, vous êtes heureux. C'est pour cela que la première partie de cette playlist est pour vous. Elle apporte le soleil, elle fait votre sourire plus grand, et elle emplit votre coeur de joie. BRIGHT SIDE

- De l'autre, vous ne partirez peut-être pas en vacances cet été. Et, en plus de devoir vous farcir 2 mois de boulot, il faudra surtout supporter les autres, avec leur histoires fabuleuses racontées à qui le veut dès le retour, et les photos sourire aux lèvres et chapeau sur la tête postées tous les jours sur les réseaux sociaux. Il va falloir donc sortir votre haine et crier fort, parce que vous ne voulez pas péter un câble au boulot et vous faire virer. On y a pensé aussi, dans une seconde partie de playlist bonne à vous empêcher un sacré nombre de coups de poing dans les dents. DARK SIDE

Après bon, si vous n'entrez dans aucune de ces catégories complètement cliché ci-dessus, on vous fera peut-être découvrir quelques groupes, et vous avez lu cette introduction pour rien. Désolé. 


Part.I - "BRIGHT SIDE"



Le choix de Guillaume DE: SORORITY NOISE - Joy, Departed

Topshelf - Juin 2015

" Ils m'avaient rendu fou avec leur premier LP Forgettable, cette espèce d'indie punk gras,saturé et désabusé, aux gros relents emo, mais qui restait toujours funny. Le contraste était bizarre, mais j'avais adoré. Aujourd'hui, ils reviennent avec un disque bien plus mature, Joy, Departed. Les instrumentations sont mieux structurées, moins urgentes... Plus pop en fait. Un fan de Brand New, voire même de Weezer, peut aisément y trouver son compte. Mais ceux qui ont aimé les sonorités grungy et percutantes deForgettable ne seront pas perdus pour autant. L'accent "sunny" est toujours mis en avant malgré l'aspect lyrical moins jovial. Mais ne l'oublions pas, c'est plus une catharsis qu'autre chose. Un spleen catchy, entraînant, à écouter à fond en zonant sous les rues ou les plages ensoleillées."


Le choix de Guillaume Circus: DESAPARECIDOS - Payola

Epithaph - Juin 2015

"Des trucs cheesy j’en ai plein et le premier qui me vient à l’esprit c’est le magnifique EP de Chasing Paperboy (2012) mais j’en ai déjà parlé l’été dernier dans un autre blog, Records Are Better Than People. Le I want to grow up de la pétillante Californienne Colleen Green aurait aussi pu faire l’affaire mais c’est ce qui a tourné sur ma platine tout ce printemps. Je viens par contre de récupérer Payola de DESAPARECIDOS et je tiens là mon album de l’été, voire même de ce début d’année. C’est le groupe indie emo rock tendu de Connard Oberst / Bright Eyes, qui faisait plus dans la folk molle dernièrement (enfin c’est mon avis) mais aligne tube sur tube avec ce nouvel album, treize ans après le précédent. Retour plus que réussi donc, pas comme tout le monde. Coucou Refused."

NB: la chronique de Guillaume Circus à propos de l'excellentissime EP de Chasing Paperboy (qu'il faut toujours avoir dans la boîte à gants de sa voiture, au cas où le soleil se pointe) est dispo ici: http://recordsarebetterthanpeople.tumblr.com/post/98288775471/people-are-better-than-records-lultime-combat


Mon p'tit bonus: SOMOS - Temple of Plenty

Tiny Engines - 2014

Bon c'est pas nouveau, mais il fallait quand même que j'en parle quelque part. Parce que j'ai pas attendu les 30 degrés dans mon appart, le soleil et les piqûres de moustique pour écouter le premier vrai album de Somos, sorti il y a plus d'un an pourtant ( et découvert avec 6 mois de retard, comme d'habitude). Il n'empêche, même si il est so 2014, Temple of Plenty va vous faire plaisir cet été. Si vous l'avez déjà bien écouté, et bien remettez-le direct dans votre playlist.



Part.II - "DARK SIDE"


Le choix de Guillaume DE:  RAVIN - II
Coprod - Juin 2015

" Si t'es de ceux/celles qui veulent traîner sur la plage plutôt quand il fait sombre et que l'orage résonne dans l'horizon, ceci devrait t'accompagner comme il se doit dans tes échappées. Sobrement intitulé RAVIN II, ce disque montre que les perpignanais se sont totalement laissés aller au screamo de cave, quelque part entre Ampere, Loma Prieta et We Came Out Like Tigers, pour situer un peu leur son éthéré, saccadé, parfois même un peu technique notamment au niveau du jeu de batterie. En plus, ça chante désormais en français, et les textes sont bien écrits : imagés, poétiques, mélancoliques, dans la pure tradition du genre. Un disque venu des tréfonds des blessures du cœur, qui frappe aussi fort que la tempête qui viendra te sauver des grosses chaleurs, et de ce soleil que tu trouveras trop brillant quand tu iras pas bien. "


le choix de Guillaume Circus: PAYDAY - Just We Can, Yes Do It


"Bon, là ça se complique un peu. J’ai davantage de tee-shirts de groupes de couleurs que des noirs, j’essaie plutôt de voir la vie du côté du verre à moitié plein qu’à moitié vide et je n’écoute pas vraiment de trucs vénèrs. Mais j’ai repris une grosse claque en live tout récemment, en revoyant PAYDAY sur la plage, justement, près de Montpellier. Attation, ça pourrait passer pour du copinage car oui, ce sont mes potes mais que ce soit sur disque, Just we can, Yes do it (qui date de 2008) ou en concert, ils défoncent vraiment tout ! Hxc punk noise chaotique, pensez à The Locust, An Albatross ou Dillinger Escape Plan avec un côté plus r’n’r que math. En gros on embarque à 150 km/h sur l’autoroute… mais à contresens !"



Mon p'tit bonus: MILES AWAY - Tide

Six Feet Under - Mai 2015

Ca par contre, c'est assez récent et ça risque de vous suivre tout l'été si vous aimez le hardcore bien fait, mais surtout bien fat. A part un jeu de mot bidon? Eh bien voici Tide, le nouveau Miles Away, qui se place au niveau des cadors du genre, à savoir Comeback Kid, Another Breath, mais aussi Defeater ou Modern Life Is War. Car c'est bien un mélange entre le hardcore de tous ces groupes qui nous est proposé ici, et c'est juste impressionnant. Entre hardcore à roulette, et plans plus lents, plus "modernes". Violent, héroïque, mordant. Je me suis fait attrapé déjà depuis quelques semaines, et je doute que ça me lâchera pas avant un moment. Ecoutes, ça te calmera pour un temps.


Allez y'a plus qu'à !

jeudi 2 juillet 2015

Maladroit - Freedom Fries and Freedom Kisses







Guerilla Asso - Avril 2015

Pour parler de Maladroit, je savais pas trop quoi penser à la base. Premier ou second degré? Ce sera les deux. Mais c'est bien parce que c'est vous.  Choisissez celle qui vous plaît ! 


#1 - compris la blague (je crois)

Alors j'en entends pas mal parler sur les réseaux sociaux, de Maladroit. Mais je vois vraiment pas ce que tout le monde leur trouve. C'est peut-être juste que Maladroit, c'est du punk-rock pour se fendre la poire. Sans se prendre au sérieux, et c'est tant mieux. Alors là, on nous sert un punk-rock ultra-simpliste, super-efficace, avec des paroles version ado boutonneux en pleine crise qui se soigne au biactol. Mais pas toujours.

Et pour le coup, tout le monde en prends pour son grade. Tant pis pour les fans IN-CON-DI-TIO-NNELS de Foo Fighters, A commencer par David Chaussure qui a monté le concept du punk-rock de stade, avec des places à 50 euros et des feux d'artifices, concept de plus en plus critiqué (oui on est très loin du DIY, si tant est que Grohl en ai un jour fait partie). Ensuite, l'apologie des chiens en bandana, des pizzas, et tout le reste, c'est bien sympa. Mais Maladroit, c'est aussi la vie, celle qui t'amène à dormir par terre en tournée en trouvant ça cool, ce qui est assez difficile à expliquer à certains. mais je comprends ça.

Bref, Maladroit, c'est issu de la fine fleur de différents groupes Parisiens, à Savoir Guerilla Poubelle, Dead Pop Club ou encore Hogwash. On sait d'où ils parlent, et on est toujours content de voir qu'ils font autant de concerts.

Les chansons s'enchaînent, certaines plus sérieuses que d'autres. Avec toujours l'idée de faire de la musique simple, parfois simpliste, qui te fais te dandiner ton p'tit cul, et bouger la tête d'avant en arrière. C'est gagné.

Plus je l'écoute et plus il me plaît ce disque d'ailleurs. Rien de bien fabuleux c'est sur, mais il faut bien nous redonner du plaisir à aller voir des concerts et écouter des disques au soleil, le sourire sur les lèvres.

Rien que pour ça, je lève ma bière à Maladroit !



#1 - Pas compris la blague (apparemment)

Alors j'en entends pas mal parler sur les réseaux sociaux, de Maladroit. Mais je vois vraiment pas ce que tout le monde leur trouve. D'abord messieurs Maladroit, le punk-rock c'est pas fait pour se fendre la poire. Ca doit être pris au sérieux, et quand ça l'est tant mieux. Alors j'en ai marre qu'on me serve ce punk-rock ultra-fait-en-5-minutes, ultra-basique, avec des paroles sans aucun message profond caché derrière, ça m'énerve. Je suis plus un ado boutonneux qui se soigne au biactol, merci. Enfin pas toujours.

D'abord, je suis un fan IN-CON-DI-TIO-NNEL de Foo Fighters, donc je comprends vraiment pas de quel droit, toi le chanteur de Maladroit, tu te permets de critiquer Dave Grohl, pour qui les billets de concert s'arrachent même dans un stade de 100 000 places alors que toi tu vis dans un soi-disant DIY pour faire des concerts devant 10 pélos avec des tee-shirts de groupes sans gloire. Je comprends pas l'apologie des chiens en bandana (c'est moche), et j'aime pas les pizzas non plus. Mais Maladroit ils essayent aussi de nous donner des leçons de vie, comme si on préférait dormir sur le sol d'un appartement après un concert plutôt que dans un lit douillet. Je ne comprendrai jamais ça.

Bref, les mecs de Maladroit, ils ont joué dans quoi eux? Guerrilla Poubelle, Dead Pop Club, Hoghwash. Que des trucs inconnus quoi, pas de quoi fanfaronner les gars hein, désolé on voit pas d'où ils parlent. Peut-être de trop bas.

Et là, les chansons s'enchaînent, pas une pour rattraper les autres. C'est totalement cliché, déjà-vu, pas franchement entraînant. C'est censé te faire te dandiner ton p'tit cul et te faire bouger la tête? C'est perdu.

Plus je l'écoute, et plus je déteste ce disque d'ailleurs. Rien de bien fabuleux, ça c'est sur, surtout pas de quoi me donner envie d'aller à des concerts et d'écouter ce disque au soleil, j'ai pas le sourire au lèvres.

Rien que pour ça, je ne payerai jamais une bière à Maladroit !

lundi 22 juin 2015

1 Minute chronique #5 - Superheaven - Ours is Chrone


Side One Dummy - Mai 2014



Je l'ai dit maintes fois, Superheaven est (était?) un de mes groupes préféré. Jar, leur album précédent, a tourné un nombre incalculable de fois sur ma platine, avec toujours le même plaisir. Et c'est avec impatience que j'attendais leur nouvelle réalisation, Ours Is Chrome.

Pourtant, mon opinion sur ce disque risque bien de se résumer en une minute, voir moins. Bof, bof. 

Alors j'ai bien eu un frémissement au début, en écoutant "I've Been Bored", qui rappelle le grunge - punk-rock typique de Jar. Mais vite, j'ai un peu déchanté. En particulier avec "Next To Nothing" qui me rappelle le mauvais dernier album Title Fight.  Et puis la suite, c'est simplement monotone. Ni emballant, ni ennuyeux, mais toujours aux mêmes tempos, avec le même son presque feutré, sans parties qui te donnes le frisson.

En fait, j'ai l'impression d'écouter un album de Silverchair. A part me rappeler ma coupe de cheveux désastreuse de cette période sombre de mon adolescence, ça ne m'évoque pas grand chose.  Du grunge époque Nirvana avec un côté parfois fuzzy, ou plus poli, mais sans plus.

En clair, ça rentre par une oreille et ça sort par l'autre. La prochaine fois que je parie sur un groupe, promis, j'essaye de parier sur le bon. Sale temps pour les ex-cadors de ma platine vinyle.






dimanche 31 mai 2015

Remember... #1 - Hopeless

Nouvelle série sur le blog. Une série consacrée à des groupes disparus, plus ou moins connus (de ma part tout du moins). Des groupes qui disent stop, mais dont on peut faire ressortir de temps en temps les contributions à la scène punk du monde entier (c'est beau hein). Voila le but de Remember...

Pour cette première, direction l'Australie.

Et tout d'abord, je dois dire qu'il y a des groupes qui laissent un certain goût d'inachevé, surtout quand on les découvre quelques temps après qu'ils aient fait leurs derniers concerts. Grâce aux réseaux sociaux, et à Monsieur Rick of Today, j'ai découvert Hopeless très récemment, et j'ai pas été déçu du voyage.

Hopeless donc, pour situer tout de suite, c'est du punk-hardcore. Si t'aimes Verse, Another Breath, Comeback Kid, ou même des trucs un peu plus Boston hardcore, c'est sûrement pour toi je pense.  Au niveau discographique par contre, la quantité est vraiment limitée. Un album, direct, en 2009, "Dear World", et un EP 7" en 2010, "Humans". Et depuis, plus rien, mais quelques concerts quand même. Des tas de concerts à vrai dire, des tournées en Australie avec Bane, une tournée européenne avec 50 Lions, notamment en 2011 avec un passage par le fluff fest. Des annonces d'un second album qui apparemment ne viendra jamais. C'est bien dommage, car c'était super bien. Revue de détails.


Dear World - 2009



Je peux pas m'empêcher de me demander ce qu'aurait donné cet album avec un son du tonnerre. Parce que les tubes, on peut pas dire qu'il n'y sont pas. Le son par contre, difficile d'en dire autant. Ca sonne environ zéro, avec notamment un chant sorti des années 80. Pour le coup, j'aurais pu m'arrêter là, ce qui m'arrive assez souvent d'ailleurs je dois dire, mais j'ai quand même bloqué sur la qualité des morceaux. C'est efficace, violent, plein de rage. A commencer par "Dear World", ses choeurs fédérateurs et revendicatifs, son intensité qui augmente au fur et à mesure. L'originalité n'est pas forcément là au premier abord, mais la réalisation est plus que bonne. On sent bien les influences hardcore des années 2000, avec ces riffs bien tendus et efficaces. On oubliera un solo de guitare un peu bizarre sur "The Factory", mais on a envie de serrer les poings et crier très fort.
Tout ça jusqu'à l'apothéose: "Oceans". Paroles sombres, froides, qui contrastent avec le côté fédérateur des riffs. Une chanson qui prends aux tripes, la passion reste. Two-steps, choeurs rageurs, on finit en beauté. Une belle branlée.

"Ive forgotten my way home Ive forgotten my last hope If the seas be my graves and the earth feed off my bones i will never be alone again"



Humans - 2010



A peine remis, on se dit qu'on va avoir le droit à une nouvelle salve pour nous achever, avec cet EP Humans. Bonne surprise, le son du groupe a pris une sacré cure de jouvence. C'est plus gros, plus lourd, plus précis. Un peu comme la musique au final. Le chant par contre reste un peu plus en retrait, pas sur que ce soit autant un atout majeur, comme c'était le cas sur le premier album. mais pourtant, c'est moins la claque. Même avec un meilleur son, même avec des compos qui ressemblent à certaines de l'album, je suis moins emballé.


2015 - La fin

Pour la dernière fois, Hopeless est parti sur la route. Ils en ont fait une courte vidéo, et un message d'adieu. C'était court mais c'était bien. Un peu comme cet chronique.

A short time ago we went out on the road for the last time. We were lucky enough to say our farewells and thank yous along the way.
With this video we are signing off forever. Have a nice life. Be good to each other.
2007-2015




mardi 26 mai 2015

Nothing Lasts - S/T



Autoproduit - Avril 2015

Limoges. Je vous l'accorde c'est pas LA ville Française du punk-hardcore par excellence. Je vous vois venir tout de suite, mais ne les enterrez pas trop tôt. C'est pas parce qu'on est un peu dans un trou qu'on peut pas essayer d'en sortir (croyez-en mon expérience de Clermontois).

Justement, voilà une découverte, tombée dans ma boîte à courrier électronique il y a peu. Nothing Lasts, c'est donc du punk-hardcore venu de Limoges. Je crois pas avoir un à-priori très positif, c'est vrai. Bon, j'espère qu'en disant ça je n'ai pas déjà creusé ma propre tombe auprès d'eux. Tant pis, j'essaye quand même.

Grattons déjà la surface. Et pour le dire de suite, j'ai été agréablement surpris à la première écoute. Le son est pas mal, les compos bien violentes, alternance de grandes roulettes et de passages plus lents, bonne initiative.  Prenons la pelle à deux mains et allons plus loin.

L'artwork est bien réalisé aussi, avec ce tigre enragé aux dents en forme de sabre. Agressif, mais pas trop, l'effet visuel est bien intéressant, même si c'est peut-être un poil trop chargé. Pinaillions sur les détails, c'est bon signe.

Pour en revenir à la musique, alors oui, Nothing Lasts c'est une nana au chant, et ça a l'air de sonner un peu comme un argument de vente dans l'E-mail que j'ai reçu. Alors je me dis que ça va ressembler à Punch, mais pas tant que ça en fait. Peut-être seulement un peu la voix, presque aussi écorchée et rageuse. Pour le reste, ça oscille entre punk-hardcore à roulette ("Sometimes" le tube!, "Competition"), et des riffs avec un côté presque stoner (intro de "Grudge"), mais bien mélangés ("1.3.1.2"). Je sais pas si je devrais le dire, mais après tout ça vous fera peut-être marrer, mais "Grudge" me fait penser à un mix entre des riffs d'Ampools, et des choeurs de M-sixteen. C'est ni bon ni mauvais cette remarque, juste un peu déstabilisant quand j'y ai pensé. Bref, ça ressemble quand même pas mal à un tube ce refrain, même si cette chanson sonne un peu différemment du reste du disque je dois dire.

D'une manière générale, c'est assez efficace, y'a pas mal de chœurs intéressants, même si de ce côté là c'est bien fourni ("Our Dreams" en particulier). Des voix d'outre-tombe, pour grossir la rage de la chanteuse. Les riffs hardcore sont assez basiques, mais on leur a rien demandé d'inventer après tout, et ça fonctionne vraiment bien.

Je crois avoir creusé assez loin, et Nothing Lasts risque bien de réveiller les morts si ils passent en concert près de chez vous, et vous balancent leur punk-hardcore à travers la gueule. En fait si, ça ressemble de plus en plus à Punch, les cassures de rythme en moins.

En résumé, une bonne surprise, qui attendra confirmation  !  A vos bandcamp, c'est à prix libre !













jeudi 21 mai 2015

Le compte-rendu #1 - Throatruiner fest - Paris (Glazart)




Alors ça, c'était pas prévu mais c'était plutôt sympa. Entre deux jours de session studio chez l'Amaury Sauvé à Laval, j'ai décidé d'accompagner le bonhomme, aussi batteur d'As We Draw, au Throatruiner Fest qui avait lieu au Glazart, à Paris. 2h30 de bagnole depuis Laval plus tard (et une bonne dose de Thrice, Lack et Touché Amoré dans le poste), nous voilà arrivé. On est parti un peu à la bourre, la faute à moi et mon groupe qui sommes en train d'essayer d'enregistrer quelque chansons. Bref. Calvaire a déjà fini mais il reste du beau monde. C'est parti.


CALVAIRE

Bon ça commence mal, j'étais pas arrivé. Vous m'excuserez mais vous comprendrez aisément pourquoi (j'espère).


THE RODEO IDIOT ENGINE

Ah ça, j'avais écouté un peu il y a quelques temps. Et en plus je suis presque arrivé à l'heure pour leur début de set. Ca va vite, ça crie, ça blast. C'est bien hardcore, un peu métal, et ultra dense. Pour le concert par contre, il m'a été difficile de me mettre dedans. Pas la faute de la musique, ni des gars qui se donnent à fond, mais plutôt du son très moyen (pour ne pas dire autre chose). Batterie avec grosse caisse ultra sur-mixée, voix trop en retrait. Mais pourtant ça poutre, c'est complètement fou, et ça annonce une bien belle soirée. A voir une autre fois.

Un coucou à Guillaume du Dico de l'Emo, une petite bière, et ça repart.

COMITY

Eux, ils ont l'expérience pour eux. Comity, des papas de la scène Parisienne, avec un hardcore un peu plus lent, mais tout aussi sombre. Des nouveaux morceaux qui fleurent bon l'efficacité et côté plus posé, plus malsain peut-être aussi. Et toujours des passages plus rapides, plus tranchants avec ce basse batterie qui fracasse et ces guitares saignantes. Le son s'est nettement amélioré d'ailleurs, même si les voix restent un peu trop en retrait. J'avais jamais vu Comity, c'est chose faite, et c'est pour le moment la meilleure impression de la soirée.


DEATH ENGINE

Arrive donc Death Engine. A vrai dire je connais pas grand chose d'eux, pourtant c'était bien classe. Lourd, torturé, tendu. Ce sont les premiers adjectifs qui me viennent en tête. Le chanteur se bat avec son micro, les guitares sont aiguisées, le basse-batterie bien en place. Je crois que même si c'est le groupe que je connaissais le moins avant, c'est un des concerts que j'ai le plus apprécié. Peut-être parce que c'était vraiment à la fois lourd et posé, du genre prendre un riff ultra tendu dans la tête puis avoir une pause pour apprécier un moment plus lent. Je crois que je vais aller réécouter le disque.


COWARDS

Je suis un peu embêté sur le coup. Mais Cowards, j'ai pas trop trop accroché. D'un côté, le groupe en lui-même ne m'a pas fait une impression folle. De l'autre, ils avaient pas mal de circonstances atténuantes, avec un batteur remplacent (qui a fait son job néanmoins) et des soucis de chant (qu'on entendait pas vraiment) notamment. En tout cas, même avec ça, les compos m'ont parues efficaces, violentes, tendues. Le chant m'a semblé tranchant. J'attendrais d'écouter leur dernier album plus en détails et de les revoir pour mieux cerner ce que j'en pense vraiment.


PLEBEIAN GRANDSTAND

Là, pour le coup, on a vriament le droit à un concept. Déjà je suis plus content car 1- le son s'améliore, et 2- j'ai mangé un bon burger. Quoi qu'il en soit, il en fallait dans le ventre pour écouter la musique de Plebeian Grandstand qui pour le coup eux, en ont où je pense. C'est rapide, précis, extrême. Même si il m'a semblé compliqué de m'y mettre sur disque, la patate du live te traverse la gueule. hardcore, Black métal, Grind, je ne sais plus trop. En tout cas, bravo pour la performance, même si le contenu n'est pas spécialement mon genre.


BIRDS IN ROW

C'est ce qu'on appelle une branlée. Déjà, vu les groupes précédents, je m'attendais à un son un peu pérave. C'était pas spécialement la joie de ce côté là depuis le début de la soirée, alors bon on s'habitue. Mais non, on entendait parfaitement le chant cette fois, et tant mieux.
Un set rodé avec une tournée récemment terminée aux côtés de Modern Life Is War (entre autres), ça m'a pris en pleine gueule. Des morceaux du dernier LP, des nouveaux qui seront sur un EP à venir, des copains qui hurlent dans les micros, et surtout une putain d'énergie. Vraiment cool. Vraiment cool.


AS WE DRAW

Vous avez dit concept? Parlons-en. As We Draw, c'est un truc à voir sur scène je crois. Je dois dire que leur dernier LP, par exemple, c'est assez loin de ce que j'écoute d'habitude. Pas trop ma came quoi. Mais sur scène, il se dégage une énergie, une singularité, qui m'a sincèrement plu. Tout est travaillé, millimétré, mais ça reste fou et bourré d'énergie. Ils ont joué l'intégralité de leur dernier album, Mirages, et j'ai passé 45 minutes très agréables. Il faut rentrer dans leur ambiance post-hardcore aux accents métal, s'imprégner des riffs sombres mais mélodiques, entrer dans un univers méchant mais avec une lueur d'espoir. Toujours.


En résumé,

un bien beau moment. Des copains, un burger et des bières pour accompagner la musique. C'est tout ce qu'il nous fallait.

Un grand grand merci à Amaury, Pierre et Charline pour le voyage et la compagnie. J'ai évité la cuite au gin et le lendemain difficile, mais je me suis bien marré.
 

jeudi 9 avril 2015

Ghost on Tape - Into The Maze



Oncle Sam

     C'est peut-être un détails pour vous, mais entendre parler de ce qui se fait aux US par rapport à la France, ça devient un peu barbant pour moi. Comparer ta musique aux ricains, parce que tu veux que ça sonne ricain, que ça ait l'air ricain. Alors c'est la référence, je comprends bien, mais bon il serait quand même temps d'arrêter de s'agiter frénétiquement la nouille dessus, pour un moment du moins.  Faire une petite pause.
     Mais ça veut pas dire qu'on oublie tout. On a des références qui restent, des envies qui sont les mêmes, et toujours un max d'estime pour ces influences. Juste que parfois, un groupe peut sauter hors d'un buisson et nous faire oublier cette histoire et ces comparatifs de "qui a la plus grosse", sachant que 99% du temps on est perdant. Et il semblerait bien que ce groupe soit arrivé récemment, et qu'il ne vienne pas de ToWin, Florida, mais de Toulouse, France. Désolé pour la blague. Allons-y voir.


De qui?

     Je parle ici de Ghost on Tape qui donc, est un peu l'Amérique à ta porte, mais surtout à ta portée. Du punk-rock, du vrai, sans aucun doute. De celui qui est fait, pas toujours bien d'ailleurs, depuis les années 2000 et ces fameux Hot Water Music, The Lawrence Arms et consorts. Pour le coup tu peux pas te planter de style, c'est certain. Leur premier album donc, Into The Maze vient de sortir. Et je l'adore, voilà. Pourquoi?
- Parce qu'il sonne ricain grave? Pas vraiment. Même si c'est pas mal, je suis pas subjugué non plus.
- Parce qu'il est original? Pas vraiment non plus, c'est du punk-rock plutôt basique si c'est que ça.
- Parce que ce sont mes potes? Bien tenté mais non, je les connais pas.
- Parce que je veux un album gratos? Ah, ça serait une bonne idée oui. Sauf que je l'ai déjà pré-commandé. 


Ben alors pourquoi? 

     Facile: parce que c'est fait comme il faut. Déjà, les chansons sont simples, efficaces, bien branlées. Bon si t'aimes le punk-rock, vas-y franco. Pas ultra original, je l'accorde, mais c'est pas grave. Ensuite, parce que tout sonne sincère. Les chants ne sont pas parfaits, même si la voix est assez originale, la musique en place, mais on a pas sorti l'armée de triggers et les couches de pro-tools en veux-tu en voila. Enfin c'est mon impression. Soit c'est ça, soit ça a été encore mieux fait que je ne le pensais. Dans les deux cas bravo.
      En fait, un bon album de punk-rock, en apparence, c'est pas si compliqué. Il te faut quelques tubes pour te mettre en haleine ("Lost In Oblivion" par exemple), un petit côté original pour quand même te différencier de la masse, en l'occurrence ces influences power-pop presque un peu vintage, qui me rappellent un peu Not Scientists récemment en France ("The Heart and the Feater", "Twenty One years Ago", "Beyond The Flesh"). Il faut également une voix qu'on reconnaît facile aussi, comme celle du chanteur ici, qui a vraiment un touche originale, assez aiguë, perçante aux milieu du flot de guitares.  Mais toujours cet accent ricain, pour pas te dépayser, te mettre en confiance. Tantôt 100% punk-rock HWM ou Banner Pilot ("It's Killing Me", "Don't Look Now"), tantôt presque The Gaslight Anthem ("After The Tragedy"). Facile à dire, mais surement pas à faire.



Pour finir

      Pour aller au bout de mon idée, Into The Maze, j'ai l'impression que c'est un album de punk-rock que tu peux faire avec tes potes. Tu prends 2 copains, mais t'y mets sérieusement hein, attention, ça va pas venir tout seul. Tu compiles ce que tu as écouté de mieux en Californie, en Floride mais aussi en France, tu mélanges tout ça et tu sues jusqu'à sortir tes meilleures chansons. Ensuite tu vas les enregistrer, en ayant le budget de toi ou moi, c'est à dire assez pour que tu sois content mais pas pour passer 3 mois en studio. Et il sort ça. Into The Maze. Accessible et pas surfait; simple et efficace; sincère et conscient des choses. C'est tout, mais pour moi ça veut dire beaucoup.